Après des jours de violences à Siguiri, une délégation gouvernementale, composée du ministre des affaires étrangères, Dr. Morissanda Kouyaté et du secrétaire général des affaires religieuses, Elhadj Karamo Diawara, séjourne dans la ville aurifère depuis lundi soir. Objectif : trouver une issue favorable au problème posé par la communauté.

Ce mardi 2 septembre 2025, C’est le vestibule des Magassouba qui a servi de cadre à cette rencontre. Dans sa prise de parole, le ministre des affaires étrangères, Dr. Morissanda Kouyaté, a rassuré jeunes et doyens, que le président trouveras une satisfaction à leur problème.

‘’Je vous ai écouté avec intérêt, je vous assure que le président prendra ses responsabilités face à ce crime. Ce soir, j’irai avec certains parmi vous, pour aller voir les dégâts causés par les machines comme vous l’avez dit et prendre des images pour montrer au président. Arrêter cette activité au profit de l’intérêt national, est comme un bonjour pour le président’’, a rassuré le ministre Kouyaté.
De son côté, Mamadi Sylla, porte-parole des jeunes patriotes qui luttent contre la destruction de l’environnement, accuse les autorités d’être de connivence avec les chinois.

‘ Monsieur le ministres, excusez moi de m’adresser à vous en tant que père et frère, non en tant que ministres. Vous venez de dire que l’arrêt des travaux des machines poclins est très facile. Mais nous, on vous informe qu’ils n’y a pas un travail plus difficile aujourd’hui en Guinée, que de mettre fin à cette activité destructrice. Parce que les préfets, les gouverneurs, certains ministres qui sont à Conakry, sont tous de connivence avec les chinois dans cette activité. Ils ont tous des chinois présents dans les brousses à Siguiri, pour détruire notre environnement à cause de leur intérêts égoïstes.
Les doyens ici présents, nous sommes ici aujourd’hui, parce que vous et vos pères ont préservé l’environnement pour nous. Pourquoi nous aussi on ne peut pas préserver à notre tour le même environnement pour nos enfants ? C’est cette idée qui nous pousse à mener cette lutte. Sinon, je vous assure, si le travail des machines poclins continue comme ils sont en train de le faire, dans 5 ans, Siguiri sera comme Banankoro.
Pourtant, le président avait interdit le travail des machines poclins à travers un décret. Mais ce décret n’est pas respecté ici à Siguiri, les machines sont dans nos brousses comme des fourmis’’, a-t-il fulminé.
Depuis Siguiri Ibrahima Faraba CAMARA, pour Lerevelateur224.com.
