L’affaire opposant l’État Guinéen représenté par l’agent judiciaire de l’État à la société Bel Air Mining (BAM) pour corruption, s’est recouverte ce lundi 20 octobre 2025, devant la chambre de jugement de la cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF).
Le débat du jour devait être consacré à la comparution du prévenu et de la partie civile. L’affaire e été de nouveau renvoyée pour les mêmes motifs que la dernière audience du 28 juillet 2025.
Substituant son confrère de la défense, Me. Bakary Millimono a formulé la demande de renvoi souhaitée par la défense. Ils ont sollicité un renvoi de 2 semaines.
Le parquet à son tour, a exprimé des inquiétudes face au comportement de la prévenue dans cette affaire notamment son absence depuis le début de la procédure.
‘’La plupart des renvois sont motivés par la non présence de la prévenue. Le 28 juillet dernier, le renvoi était à la demande de son conseil, puisque la prévenue elle-même n’a jamais daigné comparaître. On s’attendait à sa comparution et voilà une nouvelle demande de renvoi’’, a-t-il regretté.
Ainsi, le parquet a demandé au Président de la cour de renvoyer l’affaire pour une toute dernière fois.
‘’M. le président, si vous décidez de renvoyer, nous voulons que ça soit un ultime renvoi, puisqu’elle n’est pas prête à comparaître. Tous les renvois sont demandés par lui (par son conseil, puisqu’il ne s’est jamais présenté. Si on tient à sa présence, l’audience ne va jamais se tenir’ , a-t-il sollicité.
Une version que le juge Yacouba Conté a confirmé avant de décider de procéder à un renvoi ultime. Mais à quelle date? La défense a souhaité le renvoi à 1 mois, une date que le président et le parquet trouvent trop prolongée.
Par conséquent, Yacouba Conté a décidé de renvoyer l’affaire au 10 novembre prochain.
‘’On ne peut pas continuer à renvoyer. Cette fois, ça va être un renvoi ultime si bien pour le prévenu que la partie civile. Donc, l’affaire est renvoyée au 10 novembre pour comparution du prévenu et de la partie civile’’, a-t-il tranché.
Mohamed FOFANA, pour Lerevelateur224.com.
