Après la violente manifestation contre la société willy mainig, les agents des forces de défense et de sécurité ont été déployés pour le maintien de l’ordre. Sur le terrain, ils sont accusés de graves exactions dans les différents villages environnants de la société par des citoyens, rapporte notre correspondant.

Portes défoncés, maisons fouillées, objets importants emportés, ce sont là entre autres des cas d’exactions dont sont accusés des éléments des forces de l’ordre dans les sous-préfectures de Kènèmanden Fidako et de Niagassola. A date, les citoyens ont fui leurs localités respectives, pour se réfugier dans la brousse.

Un responsable d’un de ces villages qui s’es confié à notre correspondant sous couvert anonymat, déplore l’atmosphère qui règne dans ces deux localités.
‘’Depuis la manifestation du 24 septembre dernier, les agents déployés sur le terrain, ne font que des exactions contre la communauté. Quand ils descendent dans un village, ils arrêtent toute personne qu’ils voient, que tu sois ciblés ou pas. C’est ce qui a fait que les citoyens ont fui dans les villages pour se réfugier dans la brousse. Quand ils ne trouvent pas aussi des gens chez eux, ils défoncent les portes, et emportent tout ce qui est bien dans la maison. Quand ils sont venus chez moi, ils ont défoncé ma porte, comme ils n’ont pas trouvé de l’argent, la batterie de mon panneau qui était dans la maison, c’est ce qu’ils ont emporté. Un de nos frères qui était venu prendre son sac qui contenait de l’argent et de l’or, a été dépossédé de son sac en plein cœur du village ici. C’est tout le monde qui avait fui le village, même les femmes.
Mais quand certaines de ces femmes ont commencé à accoucher dans la brousse, ils ont accepté de les laisser vivre dans les villages, mais les hommes, non ! C’est ce qui se passe à Fidako, à djelikourou, à saourou, à Niagassola, dans tous les 9 villages environnants de la société.
Bien sûr, il y a eu du vandalisme dans la manifestation contre la société, que nous avons tous condamné. Mais ce qui se fait maintenant dans nos villages, contre la communauté, est plus pire, c’est comme si nous sommes en guerre’’, a-t-il accusé.
A la question de savoir si l’ouverture des classes est effective, il répond : ‘’Toutes nos écoles sont fermées depuis l’ouverture. Nos enseignants qui étaient venus se sont retournés, même si avec les négociations entre nos cadres à Conakry et les ministres, les citoyens commencent à se retourner dans les villages, aujourd’hui et hier, mais les écoles sont encore fermées’’, a-t-il révélé.
Depuis Siguiri, Ibrahima Faraba CAMARA, pour Lerevelateur224.com.
