Après sa rencontre avec la population de Kindia ce samedi 11 octobre à la maison des jeunes, le premier ministre, Amadou Oury Bah s’est rendu au Gouvernorat de la ville. Il était question pour le chef du Gouvernement d’échanger avec les hommes de médias, mais aussi de saluer leur travail professionnel durant l’élection référendaire passée.

Débats contradictoires, fermeture de médias, maison de la presse…
Cette rencontre se situait dans le cadre du grand apport des hommes de médias durant l’élection référendaire du 21 septembre dernier. Pour le locataire du palais de la colombe, il est du devoir de tous responsables, de répondre aux questions des journalistes pour permettre à la population d’être mieux informée.
‘’C’est un exercice de la démocratie, un débat permanent et contradictoire. Donc, à tout moment, tous les responsables sont appelés à répondre aux questions des journalistes pour permettre à la population d’être mieux informée. Parce que si vous n’informez pas, la rumeur se chargera de prendre en charge du vide et de créer ce qui n’est pas souhaitable. D’où la nécessité pour nous de régler la question de ces médias, de ces réseaux sociaux qui sont dans le sensationnel. C’est de permettre à la population, selon de bonnes sources, d’avoir toujours l’information la plus objective et la plus transparente possible’’, a déclaré Amadou Oury Bah.
Lors de cette rencontre, plusieurs préoccupations ont été soulevées par les journalistes notamment l’état piteux de la maison de presse de Kindia, la fermeture de certains médias, l’arrêt de quelques projets entre autres. Répondant à ces différentes questions, le premier ministre a d’abord mis l’accent sur la question de la responsabilité sociale des patrons de médias vis-à-vis de leurs travailleurs.
‘’Lorsque vous créez une entreprise de presse, certes, c’est une initiative privée, mais à partir du moment où vous devenez patron de presse, cela veut dire que vous avez une responsabilité sociale vis-à-vis des travailleurs qui sont dans cette entreprise. Puisse que vous êtes patron, vous ne pouvez pas vous permettre de laisser n’importe qui faire du n’importe quoi au sein de votre entreprise, c’est un conseil pour le futur. Passons le cap du retour à l’ordre constitutionnel et par la suite, nous verrons ce qu’il faudra faire.
Surtout, ne d’espérer pas, il faut travailler et il faut se remettre en cause ; et actuellement, la pluralité de la presse est plus importante qu’auparavant’’, assure le chef du gouvernement.
Ensuite, le PM a fait savoir qu’il est important que chaque capitale régionale ait sa maison de presse.
‘’Le préfet se chargera d’aller jeter un coup d’œil pour nous permettre d’avoir une idée sur l’état de cette maison. Il faut qu’on les mette dans un cadre attrayant où ils se retrouvent, ils échangent et puis, je suis sûr, la sagesse étant collective, ça leur permettra d’avoir une approche plus équilibrée de beaucoup de questions concernant la vie nationale. Mais, si par contre, chacun, comme des moineaux et dans la nature, il va de soi que ça serait plus compliqué. Donc, il est bon surtout ce qui va arriver, l’élection présidentielle, que dans chaque capitale régionale, qu’il y ait une maison de presse en capacité d’organiser des dégâts contradictoires, de permettre aux uns et aux autres de débattre, d’échanger et permettre à la population de savoir sur qui faut-il compter, c’est l’individualité qui doit être porteur d’un projet’’, a-t-il interpellé.

Charte de la déconcentration...
Désormais, pour la bonne exécution et la finalisation des projets dans les régions et préfectures, la charte de la déconcentration sera appliquée pour donner le pouvoir aux gouverneurs et préfets d’avoir un regard sur l’ensemble des activités des administrations déconcentrées de leurs juridictions.
‘’Il a été décidé que tous les projets qui ont été entamés, en 2026, on ne cherchera pas d’autres nouveaux projets, il faut terminer obligatoirement ceux qui sont entamés, avant de chercher autre chose. Ensuite, un suivi et un contrôle sera plus intensifié pour qu’on puisse avoir un regard d’évolution des projets. D’où la nécessité de faire appliquer la charte de la déconcentration qui donne le pouvoir aux gouverneurs et préfets d’avoir un regard sur l’ensemble des activités des administrations déconcentrées dans leurs régions ou dans leurs préfectures, pour s’assurer du suivi et de l’exécution des projets’’, a martelé le locataire du Palais de la colombe.
Depuis Kindia, Amara dji SYLLA, pour Lerevelateur224.com.
