En marge d’une conférence de presse qu’elle a animé ce mercredi 3 septembre 2025, au siège de la DGE, la Directrice Générale des Élections, Djenabou Touré s’est prononcée sur la question des mouvements politiques et leur place dans le processus électoral.
La Directrice Générale de la DGE a tenu à clarifier la distinction entre les associations, les organisations de la société civile et les partis politiques dans le cadre légal guinéen.
‘’La question des mouvements politiques, il y a une envie aussi qu’on soit clair. Et il y a deux lois en Guinée : La loi 013 qui parle de mouvement associatif. ONG, Organisation Non-Gouvernementale. Il y a les coopératives et les groupements d’intérêts économiques. Tout est défini dans les lois’’, a-t-elle affirmé.
Poursuivant, elle souligne que les mouvements dits de soutien apparaissent généralement lors des campagnes électorales, pour accompagner un candidat.
‘’Les mouvements politiques naissent lors des campagnes pour accompagner un candidat. Nous sommes face à un scrutin référendaire. Ce ne sont pas des mouvements de soutien à un référendum. Ce sont des mouvements de soutien rentrant en jeu au niveau de l’Ordre qui aura la charge d’organiser les élections politiques comme l’élection présidentielle, les listes nationales, les régionales ou communales. Les mouvements politiques seront ouverts et acceptés. Mais pour le moment, nous sommes dans l’organisation pour l’adoption de notre projet de nouvelle constitution. Donc, c’est un référendum constitutionnel’’, a-t-elle ajouté.
En ce qui concerne le référendum constitutionnel prévu le 21 de ce mois, elle précise que seuls les partis politiques légalement constitués, ainsi que les organisations reconnues et agréées associations de femmes, de jeunes, sont habilités à prendre part activement au débat.
‘’C’est les partis politiques qui sont habilités à mener ou les organisations du monde organisées et qui ont un agrément, et des associations de femmes, des jeunes et ainsi de suite qui sont habilités à prendre la parole. Et il y a aussi un citoyen tout court qui doit prendre la parole, parce que c’est notre droit fondamental, ça concerne tout le monde. Mais les mouvements de soutien, non ! Ils ne sont pas habilités’’, a-t-elle expliqué.
Pour finir, elle affirme également que ces mouvements de soutien n’ont pas de place juridique dans le cadre de ce processus.
‘’Du point de vue juridique, ils n’ont pas leur place. Donc, je pense que ce n’est pas un soutien, mais un arrêt. C’est-à-dire que dans la charte, il n’y a pas de mouvement politique. Dans la charte, il n’y a que des partis politiques. Dans les autres lois 013 et 014, il n’y a pas de mouvement politique. Mais ce scrutin, il est purement citoyen. Donc, les gens doivent travailler dans ce sens’’, a-t-elle conclu.
Gnama KABA, pour Lerevelateur224.com.
