L’interdiction faite aux médias de ne pas donner la parole aux partis politiques suspendus pendant le scrutin référendaire, continue de susciter de vives réactions au sein de la classe politique guinéenne.
Se prononçant sur cette actualité chez nos confrères de Cavi médias dans l’émission «le Scanner», Deva Koïvogui, membre du parti l’Union Démocratique de Guinée, (UDG) déplore cette approche de la Haute Autorité de la Communication (HAC).
Pour lui, donner la parole à ses partis politiques pour se prononcer sur le «Oui» ou le «Non» à la nouvelle constitution, allait garantir plus de crédibilité au processus.
‘’À la veille même de l’ouverture de la campagne référendaire, il y a eu des partis politiques qui ont été suspendus et qui ne sont pas les moindres d’ailleurs. Il s’agit de l’UFDG, du RPG et du PRP. Donc, à ce niveau, nous déplorons que ces partis-là soient exclus du débat. Parce que j’ai suivi la décision de la HAC en la matière, qui interdit aux médias de donner la parole aux partis suspendus. Et ces partis suspendus aujourd’hui incarnent une certaine popularité dans notre pays.
Surtout l’UFDG et RPG, ce ne sont pas des partis aujourd’hui à négliger. Je pense que pour l’animation et pour la crédibilité de cette campagne référendaire, il fallait permettre, quelle que soit la faute ou quelle que soit l’illégalité vis-à-vis de ces partis, il fallait tolérer qu’on parte dans ce processus avec tout le monde. Parce que la Constitution nous concerne tous. Aujourd’hui, les militants de l’UFDG sont des Guinéens comme nous. Donc, à ce niveau, si on les permettait de participer au débat, ils allaient bien s’exprimer, soit pour le pour, soit pour le contre. Et ça allait garantir la crédibilité, ça allait redorer un peu l’image’’, a-t-il martelé.
CAMARA amadouba, pour Lerevelateur224.com.
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