Alors qu’il se prononçait sur le projet de nouvelle constitution ce lundi 1er septembre 2025, en marge d’une conférence de presse, le président du Bloc Libéral, Dr. Faya Milimono a fait un clin d’œil à la haute autorité de la communication (HAC). Mais avant, il a invité ses militants à voter NON.
L’homme politique est revenu sur la gestion de la HAC depuis sa mise en place, surtout sur son fonctionnement et sa véritable mission qui est la protection de la liberté d’expression. Il a fait référence aux nombreux cas de disparitions de journaliste et de leaders d’opinion, il y a quelques mois.
‘’Même si la HAC disparaissait aujourd’hui, vous croyez que vous ne serez pas plus libre ? Vous serez plus libre d’exercer votre métier si on arrête de payer pour la HAC. Où se trouve votre confrère Marouane, porté disparu ? Où se trouve Nimagua, aussi porté disparu ? À cause de quoi ? À cause du fait qu’ils se sont exprimés. Ils n’ont pas entonné la chanson du prêtre. Donc, dans cette constitution-là, si elle passe, il y a beaucoup d’entre vous, vos collègues journalistes, vous serez obligés d’aller au Sénégal, si vous voulez exercer votre métier de façon indépendante, de façon professionnelle. Vous allez apprendre quelques mots anglais pour aller en sierra Leone à côté ou au Libéria’’, a-t-il ironisé.
Mieux, le président de Bloc Libéral s’insurge de voir cette liberté d’expression « bafouée » sous le règne du général Mamadi Doumbouya, alors que cette liberté a été assurée par un autre général du nom de Lansana Conté.
‘’Qu’est-ce qu’on fait de la liberté d’expression dans ce pays? Qu’est-ce qu’on fait de la liberté de la presse? Celui grâce à qui il y a la liberté de la presse aujourd’hui dans notre pays, c’est un autre général. Même si, lui, on lui a reproché la corruption qui était très grande, mais qui n’est pas différente d’aujourd’hui, parce qu’il y a autant de corruption, sinon plus de corruption et de détournement aujourd’hui, qu’il y en avait autant de Lansana Conté. Mais c’est grâce à Lansana Conté que la Guinée a testé la liberté de la presse. On a goûté au multipartisme politique. On a goûté à la liberté d’expression’’, a rappelé Dr. Faya Lansana Millimouno.
Mohamed FOFANA, pour Lerevelateur224.com.
