La semaine dernière, le président de la transition, le général Mamadi Doumbouya a convoqué, par décret rendu public à la télévision nationale, le corps électoral, pour le référendum constitutionnel prévu le 21 septembre prochain.
Cette décision a suscité de nombreuses réactions au sein de la classe politique guinéenne. Abdoul Mazid Bah, analyste politique, a salué cette décision du président de la transition. Il l’a rattache à la souveraineté nationale.
‘’Cette convocation n’est pas un simple acte administratif : c’est l’affirmation claire et éclatante de la souveraineté nationale. C’est le moment où la République, debout et fière, dit au monde, qu’elle décide par elle-même, pour elle-même, et au nom de son peuple. Cet acte ne se négocie pas, il ne se quémande pas, et il ne se soumet à aucune approbation extérieure. Il est l’expression directe de notre indépendance politique, fruit des décennies de lutte, de sacrifices et de sang versé par nos pères fondateurs’’, a-t-il estimé.
Plus loin, le porte-parole de la CSOR a profité du micro de notre reporter pour lancer une sorte de mise en garde.
‘’À ceux qui, de l’intérieur comme de l’extérieur, pensent pouvoir faire plier la Guinée, qu’ils entendent ceci : notre calendrier politique appartient à notre peuple et à lui seul. Aucun ultimatum ne sera toléré, aucune pression ne sera acceptée. La voix de la République est claire : nous décidons nous-mêmes de notre destin, et nous le faisons la tête haute.
La convocation du corps électoral est donc plus qu’une procédure. C’est une déclaration d’indépendance renouvelée, un coup de gong qui rappelle que la Guinée ne se gouverne pas sous influence, mais sous le sceau inviolable de sa souveraineté’’ a-t-il martelé.
Mohamed FOFANA, pour Lerevelateur224.com.
