Après la sortie des forces vives de Guinée annonçant la reprise des manifestations dès le 5 septembre prochain, les réactions ne font pas attendre. Abdoul Mazid Bah qui a pris la parole ce lundi 11 août 2025, au micro d’un journaliste de notre rédaction, a titillé les forces vives de Guinée.
Selon le porte-parole de la CSOR, cette sortie ‘’des soi-disant forces vives n’est pas une simple prise de position politique : c’est une déclaration de guerre ouverte au peuple souverain de Guinée. Qu’on ne s’y trompe pas. Derrière les mots mielleux et les slogans recyclés, se cache un plan clair : replonger notre nation dans le chaos, détruire le processus de rectification institutionnelle et piétiner l’élan de refondation nationale’’, accuse-t-il.
‘’Ceux qui parlent aujourd’hui au nom de la rue, sont les mêmes qui, hier, ont confisqué l’État, pour servir leurs intérêts personnels, divisant les Guinéens, dilapidant nos richesses et laissant derrière eux, un pays exsangue. Ils n’ont ni autorité morale, ni légitimité historique, ni projet de société autre que leur retour à l’ancienne mangeoire.
Appeler à la déstabilisation, c’est poignarder la République dans le dos. C’est s’attaquer à la paix durement acquise. C’est dire au peuple : ‘vos souffrances nous importent peu, nos privilèges passent avant tout’. Cette attitude n’est pas une opposition politique, c’est un sabotage national’’, argue l’homme politique.
Pour rappel, les Forces vives de Guinée (FVG) annoncent la reprise des manifestations dès le 5 septembre prochain, alors que le référendum constitutionnel est prévu à la date du 21 du même mois. Abdoul Mazid Bah pense tout simplement que le moment est inopportun.
‘’Ce moment n’est pas opportun pour de telles déclarations, et il ne le sera jamais tant que la Guinée est engagée dans sa rectification et sa refondation. Faire une telle sortie aujourd’hui, c’est vouloir jeter de l’huile sur le feu, briser la stabilité fragile et trahir les espoirs du peuple. C’est un acte irresponsable, égoïste et dangereux. Ceux qui s’y livrent, ne cherchent pas l’intérêt général, mais leur revanche personnelle sur le dos de la nation.
L’histoire de la Guinée n’a pas commencé avec vous, et elle ne s’arrêtera pas à vos désidératas. Vous avez déjà eu vos heures : elles furent des années de division, de pillage et de trahison. Aujourd’hui, le peuple avance sur la voie de la rectification et de la refondation.
Si vous choisissez la confrontation, vous vous placez en ennemis déclarés de la République. Sachez-le : les nations se construisent par le courage et la loyauté, pas par les manœuvres d’arrière-cour. Vous ne trouverez plus de terrain fertile pour vos intrigues ; la conscience citoyenne a mûri et ne se laissera pas tromper par vos slogans rances’’, a-t-il tanné.
Mohamed FOFANA, pour Lerevelateur224.com.
