Moins de 72h de la célébration de l’Aïd El Kébir par les musulmans du monde, les prix du bétail sont jugés trop élevés dans la commune urbaine de Boké. Au Parc de GARKASSAKI, les acheteurs se plaignent de la cherté des prix de béliers et les vendeurs pointent du doigt les prix chez les éleveurs.

Dans la ville minière, ils sont nombreux ses fidèles musulmans qui souhaitent immoler une bête pour immortaliser un acte d’adoration du prophète Ibrahim. A Boké, avoir un bélier n’est pas chose facile.
Dans certains lieux de vente de bétail, vendeurs et acheteurs se plaignent de la cherté des prix. C’est le cas de ce citoyen rencontré au parc à bétail de de Barkassaki. ‘’Le bélier que vous voyez là, j’ai l’ai acheté à 1 900 000 GNF. C’est trop cher, mais je n’ai pas d’autre choix. L’année passée, un bélier pareil, je l’ai acheté à 1 250 000 GNF’’, a-t-il confié.

Charles Derose Lamah est un autre musulman résidant à Boké. Il vient d’avoir son bélier avec un prix qu’il trouve excessif. ‘’Je l’ai négocié à 1 300 000 GNF. Ils revendent d’autres ici à 2 500 000 GNF. C’est difficile, mais le besoin est là’’, a-t-il affirmé.
Souleymane Diallo est vendeur de bétail au parc de Garkassaki. Pour lui, la cherté des prix est liée au prix de revient. ‘’Des clients viennent acheter des bétails pour l’immolation. Nous avons des cabris, des chèvres, mais le stock commence à s’épuiser. Pourtant, nous partons jusqu’à Télimélé pour acheter les chèvres’’, a-t-il précisé.
Dans la commune urbaine de Boké, un bélier se négocie entre 1 900 000 à 3 000 000 de francs guinéens.
Depuis Boké, Mamoudou DIALLO, pour Lerevelateur224.com.
