A quelques jours de la fête de Tabaski, des prix du mouton grimpent de façon exponentielle dans les marchés. A Kindia par exemple, pour se procurer d’un bon bélier, il vous faut dépenser 2 000 000 GNF voire même jusqu’à 5 000 000 de francs guinéens. Une situation qui devient très préoccupante pour des musulmans, qui voient l’accomplissement de cette obligation religieuse incertain pour eux.

Dans les lieux de vente des moutons, notamment dans les abattoirs, pour s’enquérir de la réalité, Lerevelateur224.com à travers son correspondant régional, a interrogé quelques vendeurs et acheteurs. Ce vendeur de bélier est revenu sur les causes de cette augmentation.
‘’Les prix ne sont pas pareilles, il y a des moutons ici qu’on revend à 3 millions, 3 millions 500, il y a jusqu’à 4 à 5 millions de francs guinéens. Mais il y a certains clients, quand ils viennent, ils disent qu’ils n’ont pas beaucoup d’argent, alors que nous aussi on n’achète les moutons très cher au village. Et quand on envoie ici, il faut qu’on gagne aussi. Mais s’il n’y a pas d’intérêt, alors on ne va pas aussi revendre’’, s’est justifié Ahmed Tidiane Chérif.

Poursuivant, ce vendeur de mouton fait savoir que cette variation serait du côté des villageois et aussi liée au coût du transport.
‘’Chaque année, il y a une augmentation. Déjà, il y a des éleveurs, quand ils veulent revendre les moutons, ils préfèrent venir ici d’abord, ça trouvera qu’ils ont un mouton pareil que les nôtres et dès que tu donnes le prix, ils le savent maintenant et quand on part au village pour acheter les moutons à ses éleveurs, ils vont augmenter les prix, alors qu’on paye le transport aussi. C’est pourquoi, les prix sont chers chez nous.
Si tu n’es pas habitué à revendre, tu auras du mal à t’en sortir, car il y a beaucoup de connaissances qui viennent. Certains quand ils viennent, ça trouve que vous vous connaissez déjà. Et quand tu l’appelles et que tu lui montres les moutons, lui aussi sera obligé d’acheter. Vraiment, l’année dernière était un peu mieux que cette année’’, a-t-il renchéri.
Des acteurs aussi interrogés, dénoncent la hausse des prix du mouton sur le marché. Ils demandent à l’Etat de s’impliquer dans le secteur, afin d’aider les ménages à s’acquitter de leur obligation religieuse.
Depuis Kindia, Amara dji SYLLA, pour Lerevelateur224.com.
