Le président de la Haute Autorité de la Communication (HAC), intervenait ce mardi 13 mai 2025, sur les ondes de Cavi média dans l’émission le SCANNER. Boubacar Yassine Diallo a fait le point sur le forum sur l’avenir de la presse guinéenne, que son institution organise du 19 au 22 mai, à Conakry, pour parler des défis auxquels les médias guinéens sont confrontés et y trouver des solutions.
Au cours de son échange avec les chroniqueurs de l’émission, le président de la HAC a fait par de son constat en ce concerne la pluralité des médias non constitués ou informels. Il pense parallèlement que la faute viendrait au retard des lois face aux différentes mutations que connaît le monde médiatique.
‘’Malheureusement, si vous regardez aujourd’hui, lors d’une cérémonie publique, vous voyez une vingtaine, une trentaine de micros, d’organes qui ne sont même pas connus. Parce que chaque journaliste est devenu un patron d’une presse en ligne. Mais la faute, déjà, parce que la loi est en retard par rapport aux mutations techniques et technologiques. Donc, il va falloir modifier et la loi sur la liberté de la presse et la loi sur la haute autorité de la communication, pour tenir compte de la nouvelle réalité.
Par exemple, des web radios et des web TV qui sont ignorés pour le moment dans nos lois, mais qui existent dans les faits. Et ensuite, vous êtes au courant, chaque journaliste ou presse a créé un site. Donc, il est à la fois employé et employeur’’, a-t-il relevé.
Après avoir interpellé les médias à se conformer et surtout à remplir critères, Boubacar Yassine Diallo fait une grosse révélation sur les raisons de la non signature de la convention collective avec les patrons de presse.
‘’C’est pour ça que la convention collective n’a pas été signée. Parce que les patrons ont exigé que les journalistes choisissent ou d’être patrons ou d’être employés. Les deux ne sont pas possibles. Et, ce n’est qu’en Guinée ou presque, où vous voyez ce désordre dans le secteur des médias’’, a-t-il révélé.
Il a également fait savoir que ces questions et l’avenir de la presse seront au centre des débats au cours de ce forum de trois jours. A rappeler que la signature de cette convention mettrait les journalistes à l’abri de tout mauvais traitement de la part des patrons.
‘’Ce qui est souvent constaté dans ce milieu, c’est qu’il y a certains journalistes qui n’ont pas de salaire ou quand ils ont un salaire, ils ne sont pas payés. Cela doit cesser. Mais la raison principale, c’est que des entreprises de presse ne sont pas constituées’’, a déploré le président de la Haute Autorité de la Communication.
Mohamed FOFANA, pour Lerevelateur224.com.
