Le coordinateur de la cellule de communication de l’UFDG (Union des Forces Démocratiques de Guinée) s’est prononcé sur l’actualité politique dominante du moment ce mardi 6 mai 2025. Souleymane Souza Konaté a émis des réserves quant à la volonté des autorités de coupler les élections législatives à la présidentielle.
Pour Souleymane Souza Konaté, la Guinée ne peut pas coupler des élections pour trois raisons. ‘’Premièrement, ils veulent confier l’organisation de nos élections au ministère de l’administration du territoire. Nous, nous disons que c’est inacceptable et on ne l’acceptera pas, parce que ce ministère là, par le passé, s’est illustré dans l’organisation de la délinquance électorale dans notre pays. Le bourrage des urnes, la falsification et la disparition des procès-verbaux, les violences et les intimidations qu’on a connues. Aujourd’hui, ce département est totalement militarisé. Les sous-préfets, les préfets et les gouverneurs, ils sont tous des militaires sans aucune culture administrative, politique et électorale.
Quand vous prenez aujourd’hui, le cas des délégations spéciales, des chefs de quartiers et de districts, les militants gelés sont nommés sur le seul critère d’appartenance ethnique ou de la disponibilité à accompagner le CNRD dans la propagande pour susciter l’éventuelle candidature du général Mamadi Doumbouya. Un tel département ne peut pas organiser des élections, si on veut éviter les crises politiques majeures qui peuvent aboutir à des lendemains incertains pour notre nation’’, a-t-il souligné.
Deuxièmement, poursuit le coordinateur de la cellule de communication du parti dirigé par Cellou Dalein Diallo, c’est la question du fichier électoral.
‘’À la prise du pouvoir, on a clairement dit au CNRD que le fichier qui nous a conduit à la présidence électorale en octobre 2020, ce fichier-là est assaini grâce au concours de nos partenaires de l’OIF et de la CDEAO. Ce fichier-là est fiable, peut servir de base, il suffit simplement de le réactualiser, sortir les cas de décès et intégrer les Guinéens qui ont atteint entre-temps la majorité, c’est-à-dire les 18 ans.
Ils se sont accrochés à leur activité de RAVEC. On a dit à l’époque que le RAVEC, c’était une très bonne chose, mais dans une période de transition, vous ne pouvez pas faire le RAVEC, tirer le fichier électoral et aller aux élections dans le délai imparti’’, a-t-il indiqué.
Et d’ajouter: ‘’Aujourd’hui, on nous parle de recensement biométrique. Dans ce recensement, les commissions composées pour les enrôlements, ils ont exclu carrément les partis politiques et les acteurs de la société civile. On apprend hier qu’ils veulent mettre en place un organe qui va superviser ces différentes opérations. Nous, nous ne sommes pas des superviseurs, nous sommes des acteurs majeurs, des parties prenantes au processus électoral. Vous ne pouvez pas faire le fichier électoral sans les partis politiques, sans les acteurs de la société civile. C’est nous qui allons désigner ceux-là qui vont être admis demain à gouverner notre nation. On est en train de multiplier les crises et ça va aboutir très malheureusement, à des situations très difficiles à gérer pour notre nation.
On dit et on ne cessera jamais de le répéter, le CNRD doit beaucoup faire attention. Couplage des élections, c’est parce que vous avez un fichier électoral. Aujourd’hui, le fichier qui va sortir de cette opération va être contesté, parce que c’est fait pour nous, en notre absence. Et donc, nous considérons que c’est fait contre nous’’, a-t-il martelé chez nos confrères de Nostalgie-Guinée dans l’émission Africa2015.
CAMARA Mamadouba, pour Lerevelateur224.com.
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