Si les exactions physiques contre les journalistes sont l’aspect le plus visible des atteintes à la liberté de la presse, les pressions économiques, plus insidieuses, sont aussi une entrave majeure. L’indicateur économique du Classement mondial de la liberté de la presse continue de chuter en 2025 et atteint un niveau critique inédit. Conséquence : pour la première fois, la situation de la liberté de la presse devient “difficile” à l’échelle du monde, selon Reporters Sans Frontières (RSF).
Dans le classement 2025 de RSF, la Guinée a encore perdu 25 places sur la liberté de la presse dans le monde. Ce classement est la conséquence directe de la situation que traverse les médias privés du pays sous le règne du CNRD, à sa tête le Général Mamadi Doumbouya. Contrairement à 2024, la Guinée dégringole pour se trouver désormais à la 103e place avec un score de 52,53.

À l’heure où la liberté de la presse connaît un recul inquiétant dans de nombreuses régions du monde, un facteur majeur – souvent sous-estimé – fragilise profondément les médias : la pression économique. Concentration de la propriété, pressions des annonceurs ou des financeurs, absence, restriction ou attribution opaque des aides publiques… À l’aune de ces données mesurées par l’indicateur économique du Classement mondial de la liberté de la presse de Reporters sans frontières (RSF), un constat s’impose : les médias sont aujourd’hui pris en étau entre la garantie de leur indépendance et leur survie économique.
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