Depuis quelques jours, la commune urbaine de Boké a été complètement débarrassée de ses ordures qui gênaient le bien vivre ensemble et qui étaient devenues très encombrants pour la population. Cette action commune de nettoyage de la ville a été initiée par les autorités locales, en prélude à la marche de la paix prévue les 11 et 12 avril 2025. Ce jeudi, plusieurs citoyens que nous avons interrogé, se disent étonner de voir la ville ainsi. Plus loin, ils invitent les autorités locales à pérenniser cette initiative.

De la rentrée de la ville en provenance de la capitale Conakry, à la sortie à Tamakène, en passant par le centre-ville, tous les caniveaux sont curés. Toutes les ordures dans les bordures des routes ou dans les marchés sont ramassées et acheminées dans les sites appropriés. Certains occupants des emprises de la route nationale ont été déplacés. Ibrahima Camara, rencontré à la place des martyrs, dit être surpris de voir la ville dans cet état.
‘’Je suis étonné, je ne savais pas qu’on était capable de nettoyer la ville comme ça dans la rapidité, ce qui veut dire que, si c’est pas le refus, nos responsables sont capables de rendre la ville propre. Ils ont prouvé s’ils veulent, ils peuvent rendre la ville propre, alors, ils doivent continuer’’, a-t-il chambré.

La place des martyrs rénovée et décorée, le site de l’ancien marché de Koreye qui était devenu un lieu de dépotoir d’ordures, soigneusement nettoyé et aménagé. Fatoumata Camara, vendeuse de fruits au carrefour de la préfecture de Boké, abonde dans le même sens que son prédécesseur.
‘’Moi, je vends du jus et de l’eau glacée. Mais j’avoue que, actuellement, notre ville est propre. Tout le monde est surpris. Même après l’événement là, nous voulons voir la ville comme ça, toujours propre. Rendre la ville propre ne doit pas être événementiel, cela doit être dans notre comportement’’, a-t-elle souhaité.

Pour certains, la ville de Boké ne doit plus renouer avec la saleté, car ils pensent que les autorités ont tous les moyens et toutes les stratégies pour assainir la ville. Aminata Diané, invite les autorités locales à prendre des dispositions pour maintenir le cap.
‘’Les autorités locales doivent alors prendre toutes les mesures nécessaires, pour rendre la ville propre, car ils le peuvent pour ne plus revenir dans la saleté, pour ne plus revenir dans les eaux stagnantes. Ils doivent aussi goudronner le reste, parce que la poussière, c’est la tuberculose aussi’’, a-t-elle indiqué.
La question que bon nombre de personnes se posent est de savoir, après les évènements du 11 et 12 avril, est-ce que la ville de Boké ne va pas encore renouer avec les ordures ? Le futur nous édifiera…
Depuis Boké, Mamoudou DIALLO, pour Lerevelateur224.com.
