Cent jours après l’installation de la nouvelle équipe municipale à la tête de la commune urbaine de Kindia, les populations expriment leurs préoccupations et leurs attentes. Entre espoir de changement et inquiétudes face à la persistance de certaines difficultés, les avis restent partagés sur les premières actions de l’exécutif communal. Au Grand Marché de Kindia, notamment, les travaux de réhabilitation des routes suscitent des préoccupations chez les commerçantes, confrontées à des conditions de vente de plus en plus difficiles.

Boue, eaux usées, fosses creusées et manque d’espaces pour exposer les marchandises : le quotidien des commerçantes du Grand Marché de Kindia est devenu particulièrement difficile depuis le démarrage des travaux de réhabilitation des routes.
Alors que l’évolution du chantier est jugée lente par certaines d’entre elles, les excavations constituent également un danger pour les enfants. Une situation qui relance les attentes des citoyens à l’égard de la nouvelle équipe municipale, à l’heure du bilan de ses cent premiers jours de gestion.

Selon N’Famoussa Sylla, les prochains mois seront déterminants pour la nouvelle équipe municipale, qui devra apporter des réponses concrètes aux préoccupations des populations et traduire ses engagements en actions visibles sur le terrain.

« Nous ne constatons pas d’activités concrètes de la part de cette nouvelle équipe communale, hormis son implication dans la réhabilitation des routes du centre-ville de Kindia. Cela ne signifie pas qu’elle est incapable d’agir. L’équipe dirigeante doit désormais traduire ses engagements en réalisations concrètes afin de répondre aux attentes des habitants. Donc, Nous souhaitons simplement qu’elle mène à terme les chantiers dont elle a la charge », a-t-il souligné.
Face à cette situation, Mariama Fofana, vendeuse au Grand Marché de Kindia, déplore les conditions difficiles dans lesquelles elle exerce son activité. À l’instar de plusieurs autres commerçantes, elle sollicite l’intervention de la mairie pour leur aménager des emplacements adaptés, leur permettant de vendre leurs marchandises dans de meilleures conditions.

« Depuis des années, nous n’avons pas de places où vendre nos marchandises. Nous sommes obligées de nous installer au bord des routes, alors qu’il n’y a plus d’espace disponible dans le Grand Marché. Nous apprécions l’arrivée de la nouvelle équipe communale, mais nous lui demandons de nous aider à obtenir des places et à régler le problème des caniveaux. Chaque jour, nos enfants y tombent », s’est-elle indignée.
Du côté des conducteurs de taxi-moto, les préoccupations persistent, avec des attentes fortes en matière d’infrastructures et d’amélioration du cadre de vie.

« Ces 100 premiers jours sont un véritable calvaire, entre et autres le manque d’infrastructures, les difficultés d’accès aux services de base et les attentes liées à l’amélioration du cadre de vie des citoyens mais nous n’avons pas le choix, il faut accepter. Peut-être que, tôt ou tard, il y aura du changement. Donc, nous espérons des actions concrètes de la part des autorités communales et nous gardons l’espoir de voir Kindia se développer dans les jours à venir », a déclaré Tamasongon Léno, conducteur de taxi-moto.
Depuis Kindia, Amara dji SYLLA, pour Lerevelateur224.com.

