L’affaire Dr. Ousmane Kaba et Cie est entrée dans sa phase des plaidoiries et réquisitions ce lundi 7 avril 2025, par devant la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF).
Après la présentation des plaidoiries de la partie civile et le ministère public, la défense a présenté à son tour ses plaidoiries. Cette présentation a pris une tournure de règlement de compte entre avocats.
Les avocats de la défense à tour de rôle, ont démonté les argumentations de Me Teninké Touré, qui s’est retrouvée vulnérable et toute seule face au pool d’avocats de la défense et du ministère public.
A la suite de ses confrères, Me Mohamed Traoré a relevé les incohérences dans l’argumentation de Me Teninké Touré et surtout, la violation de certaines règles élémentaires dans un procès.
L’avocat s’offusque du qualificatif employé par la partie civile quand elle parle de « convention mensongère » ou encore de « gouvernement fictif » ou quand l’avocate confond « le droit à l’équité ».
Plusieurs manquements ont été relevés par la défense dans les démarches de Me Teninké Touré, notamment les altercations qu’elle a eues avec les prévenus lors des comparutions. Me. Mohamed Traoré est allé jusqu’à mentionner que la partie d’en face a exposé sa carence en droit maritime.
Les débats ont été houleux. Il a fallu l’intervention du président de la cour Yagouba Conté pour calmer les ardeurs. Ainsi, l’affaire a été renvoyée pour décision être rendue le 26 mai 2025.
Il faut rappeler que le ministère a plaidé la relaxe des prévenus. Les regards sont donc virés vers Yagouba Conté, dans sa décision.
Mohamed FOFANA, pour Lerevelateur224.com.
