L’ancien président de la transition guinéenne, Capitaine Moussa Dadis, condamné à 20 ans de réclusion criminelle par le tribunal criminel de Dixinn, dans le dossier du massacre du 28 septembre 2009, a été gracié par le chef de l’Etat, Général Mamadi Doumbouya. Depuis, chacun y va de son commentaire. Le sujet s’est invité à l’assemblée générale hebdomadaire du Mouvement Démocratique Libéral (MoDeL) d’Aliou Bah ce samedi 5 avril 2025.
L’ex-numéro 1 du CNDD (2008-2009) n’aura purgé que quelques mois de ses peines. Le général Mamadi Doumbouya a accordé une grâce présidentielle au Capitaine Moussa Dadis Camara. Cette décision est reste divertissement commentée sur l’échiquier politique. Au MoDeL, Moïse Diawara, porte-parole et président du comité national de la jeunesse du parti, s’est prononcé sur cette actualité ce samedi 5 avril.
‘’Je pense qu’aujourd’hui, ce que nous avons toujours souhaité, c’est que la loi ne soit pas du tout manipulée, que la politique ne soit pas la politique politicienne, et que les choses soient faites de façon normale et légale, parce que nous considérons que c’est vraiment du deux poids deux mesure. Sinon, ce n’est pas une question de personne, mais on aurait souhaité quand même que la loi soit juste dite dans cette histoire’’, a-t-il signifié.
Ensuite, il a remis en question les raisons évoquées dans le décret de grâce. Moïse Diawara y voit une sélectivité
‘’Il a été gracié pour quelle fin? Seul le président, celui qui l’a gracié, le sait. Et nous savons que les raisons qu’ils ont évoquées avant qu’il ne soit gracié, sont aussi les raisons évoquées par d’autres acteurs qui sont en détention. Pourquoi cette sélectivité?’’, s’est-il interrogé.
Mohamed FOFANA, pour Lerevelateur224.com.
