Comme chaque année, à l’approche de la fête de ramadan, les ateliers de couture sont souvent débordés par les habits des clients. A Kindia, les maîtres tailleurs des différents ateliers sont dans l’obligation de passer la nuit en travaillant pour le respect des délais pour maintenir la confiance avec leurs clients. Par contre, ils rejettent d’autres, le temps n’étant plus en leur faveur.
A travers un tour effectué par notre correspondant régional ce mercredi 26 mars 2025, dans certains ateliers de couture de la ville, le constat relève que malgré la conjoncture que traverse notre pays, les citoyens se bougent pour se procurer des tenues de fête. Cependant, nombreux maîtres ont déjà arrêté de prendre les habits, car selon eux, ils sont dans l’incertitude de ne pas pouvoir coudre de nouveaux habits.

Rencontré dans son atelier situé au cœur du centre-ville, maître Alpha Oury Diallo explique la pression des clients sur eux à l’approche de la fête. ‘’Le problème est que, les clients attendent jusqu’à quelques jours de la fête pour envoyer leurs habits. Si tu refuses de prendre, ils racontent des histoires et si tu acceptes leurs habits, ça aussi c’est autre chose, parce qu’ils vont chaque jour t’appeler ou venir te demander si c’est fini ou pas. Donc, la pression est beaucoup sur nous. Tout le monde attend son habit et nous aussi, c’est de fournir tellement d’effort ; et donc, c’est de dormir aux ateliers pour travailler plus pour la satisfaction des clients’’, a-t-il expliqué.

Mamadama Camara, maîtresse dans un atelier à manquepas, dans la commune urbaine de Kindia, est elle obligée de prendre des habits de certains clients, en dépit du fait qu’elle soit débordée.
‘’Vraiment, nous sommes très débordés actuellement, parce que les clients restent jusqu’à l’approche de la fête pour envoyer leurs habits à coudre. On a refusé beaucoup d’habits, parce que c’est une question de temps. Comme il reste moins d’une semaine de la fête, donc, nous sommes obligés de rester à l’atelier jusqu’à 00 heure ou 2 heures pour rentrer à la maison. C’est très difficile pour nous, pas de repos ni rien. Si tu refuses certains clients, ils sont frustrés et ce sont nos clients même, si ce n’est pas la fête, ils viennent chaque fois. Et pour les satisfaire, il faut des heures supplémentaires pour coudre leurs habits’’, a-t-elle laissé entendre.
A souligner que, nombreux sont des clients qui sont impatients d’être en possession de leurs habits de fête. A date, tous les yeux sont rivés sur les maîtres et maîtresses d’ateliers de culture.
Depuis Kindia, Amara dji SYLLA, pour Lerevelateur224.com.
