Si rien n’est fait pour renouveler le permis d’exploitation de la société Forêt forte de N’Zérékore, plusieurs travailleurs pourraient être licenciés pour motif économique. Face à cette situation au goût âpre, le syndicat des travailleurs de l’usine de contreplaqués tire la sonnette d’alarme avant de demander aux nouvelles autorités de renouveler le permis d’exploitation de la société pour que ces nombreux travailleurs puissent sauvegarder leur travail.
Interrogé vendredi sur la menace de licenciement des employés de la Forêt forte, Cécé II Kolié, secrétaire général du syndicat des travailleurs de l’usine de contreplaqués est revenu sur les problèmes auxquels font face actuellement les travailleurs.
« Ça fait très longtemps à chaque année on donne le permis de coupe à la société Forêt Forte mais, pour cette année y a eu un véritable retard. Avec ce retard, la direction veut maintenant procéder à un licenciement collectif. Pour motif, une crise économique. Parce qu’on n’a pas la matière première pour approvisionner l’usine. Nous ne sommes pas autorisés à couper le bois. C’est pourquoi nous lançons un appel auprès des nouvelles autorités communales, préfectorales ou régionales. Vraiment, ils n’ont qu’à nous venir au secours parce qu’on ne peut pas accepter qu’il y ait au moins 5 ou dix personnes qui travaillent à la forêt forte et qu’on envoie les autres au chômage. Mais nous, en tant que syndicat, nous plaidons auprès des autorités pour nous aider afin qu’il n’y ait pas un licenciement, ni fermeture. Après un repos conventionnel de 3 mois entre la société et l’État, la société forêt forte n’est toujours pas autorisée à couper le bois. Aujourd’hui, on a qu’un petit service qui est là, au moins 30 à 40 personnes qui travaillent» a t-il mentionné.
Poursuivant, le syndicaliste fait comprendre qu’ils ont entrepris beaucoup de démarches pour résoudre la crise, mais en vain.
« Le syndicat national, la direction, le préfet sont au courant. Le gouverneur, toutes les autorités sont informées. Nous avons fait des lettres même jusqu’au ministère de l’Environnement mais jusqu’à présent pas de résultat satisfaisant », a-t-il dit avant d’avertir.
« Si toute fois y a pas de bois avec la Forêt forte pour qu’elle continue à faire ses activités, c’est obligatoire que la forêt forte licencie des travailleurs et c’est ça qu’on ne veut pas »,a averti notre interlocuteur.
A noter que plus de 1400 familles dépendent des activités de cette usine de contreplaqué.
Depuis N’Zérékoré, Souleymane Naturel CondéTéléphone :622127976
