Face à la presse ce vendredi 21 mars 2025, le ministre des transports, porte-parole du Gouvernement s’est exprimé sur les résultats du rapport d’évaluation des partis politiques en Guinée. Alors que l’UFDG est autorisée à poursuivre ses activités sous reverse, Ousmane Gaoual a jeté un pavé dans la mare.
L’ancien Coordinateur de la Cellule de Communication de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG) a décelé plusieurs failles dans le fonctionnement de ce parti.
‘’Pour ce qui est de l’UFDG, que je connais un peu plus, le congrès du parti, il y en a plusieurs. Quand vous êtes à l’échelle le plus bas, qui est le comité de base, les élections, c’est tous les deux ans. Quand vous montez un peu plus, au niveau des sections, c’est tous les trois ans. Quand vous allez encore un peu plus, au niveau des fédérations, c’est tous les cinq ans. Et c’est ce qui donne lieu au congrès tous les cinq ans.
Or, il se trouve que tout ça n’est pas observé depuis 2015. De 2015 à 2017, on aurait dû renouveler nos structures de base. 2018, 2019 aussi, 2020. Si on ne l’a pas fait, on donne le temps de le faire, mais faisons-le. On aurait pu dire dans nos statuts, qu’on n’avait pas de congrès. Si c’est sur la base de cela qu’on a obtenu l’agrément, personne n’allait nous demander de faire des congrès. Parce qu’on nous demande de nous conformer à nos textes’’, a déploré Ousmane Gaoual Diallo.
Répliquant à la dernière sortie de l’ancien Bâtonnier Me. Mohamed Traoré, le ministre porte-parole du Gouvernement a été sans état d’âme.
‘’J’ai entendu ou j’ai lu une tribune d’un avocat célèbre que nous avons dans notre pays, qui se posait la question sur l’intrusion de l’État dans le fonctionnement des congrès des partis politiques. J’étais étonné. Moi, je vous invite à voir. Il n’y a pas d’espace, même dans les associations comme l’Organisation guinéenne des droits de l’homme, qui est une ONG. Si elle ne fonctionne pas suivant son règlement et ses statuts, l’État a le droit d’intervenir. C’est ça un agrément. Il n’y a pas une structure qui se forme. Même dans les associations religieuses, si elle commence à faire des prêches qui perturbent les règles de fonctionnement auxquelles elle doit être soumise, l’État est en droit d’intervenir.
On intervient même pour nommer des imams. L’État intervient sur tous les aspects, parce que c’est prévu en amont. Et donc, que cette interrogation vienne de nos avocats, on peut voir ça comme une manière de semer la confusion, comme si c’était un appui d’autorité que l’État faisait.
Mais comme ce sont des avocats, ils ont le crédit de la bonne compétence. Si un club de foot ne respecte pas les règles de la FIFA, on ne l’interdira pas de jouer dans son propre terrain, mais il pourrait ne plus participer à une compétition de la FIFA. C’est aussi simple que ça. Si vous voulez participer à des élections dans le pays en tant que partis politiques, vous vous soumettez aux règles du pays’’, a rétorqué Ousmane Gaoual Diallo.
Madiou BAH.
