Le secrétaire général de fédération de syndicale professionnelle de l’éducation (FSPE), Salifou Camara, accompagné des membres du collectif des enseignants contractuels non retenus à la fonction publique, a tenu une rencontre avec leurs collègues enseignants de l’intérieur du pays ce mercredi 26 février à Kindia. Objectif : échanger par rapport aux démarches entreprises auprès des autorités de la transition, pour l’engagement de ces 4000 enseignants à la fonction publique.
Pendant plusieurs heures, des échanges fructueux ont été faits entre les acteurs concernés. Selon ce syndicaliste, il y a beaucoup de salles de classes qui sont sans enseignants à date. Selon lui, cela est dû au non engagement de plus de 4000 enseignants à la fonction publique. Une situation qui impacte considérablement l’éducation des enfants et la qualification du système éducatif guinéen.
Pour Salifou Camara, il est primordial que ces 4000 enseignants soient dans les salles de classes. ‘’Après le constat sur le terrain, nous avons remarqué qu’il y a beaucoup de salles de classes qui sont vides sans enseignants et aujourd’hui, nous avons plus de 4000 enseignants qui n’ont pas été engagés. Et ces 4000 enseignants étaient en situation de classe. Ce qui veut dire qu’il y a 4000 salles de classes qui sont fermées. Alors que le syndicat a pour mission non seulement la défense et l’intérêt des travailleurs, mais aussi le travail, surtout la qualification du système éducatif guinéen.
Aujourd’hui, tous les acteurs de l’éducation ont le devoir de regarder en face les réalités qui se trouvent dans nos préfectures et villages. Cette réalité, c’est que, les enfants qui se trouvent dans les villages sont aujourd’hui brimés dans leurs droits, par rapport à ceux qui sont dans les zones urbaines. Ça, c’est anormal, ça, on ne peut pas qualifier le système éducatif en créant une très grande injustice ou inégalité entre les fils d’une même Nation.
Le gouvernement a déjà engagé 10 000, mais c’est très petit, parce que vu le besoin sur le terrain, le gouvernement doit encore recruter plus de 10 000 enseignants. On ne peut pas qualifier une nation pendant que son éducation est dans l’ombre’’, a-t-il laissé entendre.
Pour éradiquer ce manque criard d’enseignants dans les différentes préfectures, le secrétaire général de la fédération syndicale professionnelle de l’éducation, invite le gouvernement à engager ces 4000 enseignants non retenus, pour que les enfants puissent d’une éducation de qualité.
Depuis Kindia, Amara dji SYLLA, pour Lerevelateur224.com.
