Selon la loi, on ne peut avoir des Licences sans bateau. En plus elles ne sont pas transférables. C’est un pêcheur guinéen coupable de ces deux infractions qui traîne quatre (4) ministres à la barre de la Crief.Le crime que ces ministres ont signé des accords pour obliger le Gouvernement chinois à verser au trésor public une compensation financière pour la pêche à nos cotes. Défendre l’État et les intérêts du pays devient-il un crime ?
Le procès qui se déroule concernant le président du PADES représente un moment critique dans l’histoire de notre démocratie. Il ne s’agit pas seulement d’un jugement juridique ; il s’agit d’une bataille idéologique qui va bien au-delà des personnes concernées. Ce procès soulève des questions fondamentales sur l’équilibre entre pouvoir politique et justice, ainsi que sur la liberté d’expression et la protection des droits démocratiques.
D’un côté, certains voient dans ce procès un acte légitime de la justice, visant à punir des crimes économiques jugés contraires à la loi. De l’autre, nombreux sont ceux qui perçoivent ces poursuites comme un instrument de répression politique, visant à éliminer un adversaire politique sérieux plutôt qu’à rechercher une véritable justice.
Il est essentiel de se rappeler que la justice ne doit jamais être instrumentalisée. Les procès politiques, qu’ils soient réels ou perçus comme tels, doivent être scrutés avec une attention particulière, car leur impact va bien au-delà des individus jugés. Ils touchent au cœur même de l’Etat de droit et aux principes fondamentaux qui garantissent notre liberté.
Dans ce contexte, il est primordial de garantir que la justice reste indépendante et transparente, et que chaque citoyen, quel que soit son statut ou ses opinions politiques, bénéficie d’un procès équitable. C’est le processus qui importe : est-il véritablement impartial ? Est-il dénué d’influences extérieures ? Ce sont ces questions que nous devons tous nous poser.
Le rôle des citoyens et des institutions est aujourd’hui plus crucial que jamais. Nous devons veiller à ce que le procès en cours ne soit pas qu’un simple affrontement judiciaire, mais bien une étape dans le renforcement de notre système démocratique, basé sur la justice, l’équité et la liberté.
Il est de notre responsabilité collective de préserver ces valeurs, même lorsque les enjeux politiques sont élevés et que les pressions extérieures sont fortes. Car, au fond, ce procès n’est pas qu’une affaire de droit, mais une question de principe : la politique doit-elle se jouer sur le terrain de la justice, ou la justice doit-elle se jouer sur le terrain de la politique ?
Sékouna Yansané.
