Emprunter une route minière à Boké, relève d’un grand courage et un risque de trop! Des chauffeurs, d’autres alcooliques derrière le volant, des points critiques ça et là, accompagnés d’une poussière interminable, le constat est alarmant. Pendant ce temps, les communautés riveraines en font les frais.
Allons-nous continuer à compter des morts? Comment combattre cette usine de fabrique d’handicapés à vie dans cette ville minière ? La question mérite d’être posée.
Depuis un moment, la Route minière de la société CDM-CHINE menant de Filbowal en passant par Konia puis Natanpou, jusqu’au port de Dapilon, est de nos jours réputée être celle qui redonne régulièrement des cadavres aux communautés riveraines.
Depuis la mise en place de ce projet, les citoyens de Kawessi, Kolaboui et Malabouya continuent de remplir leur cimetière et de prendre en charge davantage des Handicapés. Au regard de la gravité de la situation, la nécessité de prendre des nouvelles dispositions s’imposent.
Le constat révèle que la communauté victime n’est pas sensibilisée par rapport aux dangers liés à ces différentes routes ou les codes de conduite à suivre. Ces voies qui ne bénéficient d’entretien périodique conséquent, sont généralement pratiquées par fois par des chauffeurs moins formés ou des drogués, mettant ainsi la vie des paisibles citoyens en péril.
Et très malheureusement, tout se passe au vu et au su des autorités locales, qui, elles aussi, sont impuissantes devant cette triste réalité.
A Boké, les routes minières tuent plus que le palu. La question que bon nombre d’observateurs se posent de nos jours est de savoir : quel est le rôle des départements HSSE (Hygiène Santé Sécurité et Environnement) des dites sociétés, notamment de la société CDM-CHINE ? Car sur cette route minière, les accidents sont généralement mortels.
Vivement le respect de l’intégrité physique des citoyens dans les routes minières de Boké.
Depuis Boké, Mamoudou DIALLO, pour Lerevelateur224.com.
