A Boké, les citoyens de Baguidera, du quartier Correrah, relevant de la commune urbaine, éprouvent d’énormes difficultés pour rejoindre le centre-ville. Dans ce coin, situé à vol d’oiseau du centre-ville, la pirogue est l’unique moyen de transport. Parfois, les citoyens attendent plusieurs heures, pour rejoindre l’autre côté du bras du mer avec tous les risques. Fatigués, les citoyens appellent à l’aide et sollicite l’aide du gouvernement pour la construction d’un pont Moderne.

Baguidera est l’un des secteurs les plus oubliés par la République. Ce coin du centre-ville manque presque de tout. Outre cet état de fait, les citoyens de ce secteur rencontrent des sérieux problèmes pour rejoindre le centre-ville. Hawa Coumbassa, est une habitante de Baguidera, que nous avons rencontré à la débarcadère. Elle explique le difficile quotidien auquel elle fait face tous les jours.
‘’Nous souffrons énormément ici, la traversée là nous fatigue trop plus que le mot. Quand le mois de mars vous trouve ici avec la boue, c’est très compliqué. Nous les femmes, sommes obligées parfois de nous déshabiller pour pouvoir affronter la boue. Parfois, tu peux faire plus d’une heure ici, avant de traverser’’, a-t-elle déploré.
Mohamed Sall, est un piroguier qui transporte des personnes à la débarcadère de Baguidera. Installé confortablement dans sa vétuste pirogue, il explique qu’avant, ‘’le prix était à 1000 francs guinéens. Mais actuellement, le transport c’est 2000 par personne. Mais si tu n’as rien aussi, on peut te tolérer. Vous avez vu l’état de ma pirogue ? C’est pathétique. Tout notre souhait actuellement, c’est d’avoir un pont. Avant, c’est un bac qui faisait transporter les gens ici’’, a-t-il raconté.
L’avancée de la boue dû à la présence des sociétés minières sur le Rio Nunez, complique davantage la traversée. C’est pourquoi, cet autre citoyen appelle l’Etat à l’aide.
‘’Aujourd’hui, Baguidera est le seul secteur de la commune urbaine qui se retrouve dans cette situation. C’est pourquoi, nous demandons au président de la République de nous venir en aide. Nous voulons un Pont’’, a lancé Ousmane Touré.
En attendant que leur appel ne tombe dans de bonnes oreilles, les citoyens de Baguidera continuent de garder leur mal en patience.
Depuis Boké, Mamoudou DIALLO, pour Lerevelateur224.com.
