Pour la première fois, c’est le président de la Fédération de Kaporo qui a présidé ce samedi 18 janvier 2025, l’assemblée générale hebdomadaire de l’Union des forces Républicaines (UFR). Une Assemblée générale tenue au siège du parti sis à Matam Lido, dans la commune du même nom.
A cette occasion, Abass Baba Fofana est resté fidèle aux idéaux du parti dans sa communication. Il a notamment dénoncé les failles dans la gestion de la transition par le CNRD, surtout en ce qui concerne selon lui, la violation du chronogramme qui devrait fin à la transition le 31 décembre dernier.
‘’Nous ne devons pas oublier que depuis des années, nous sommes en train de perdre les piliers de la démocratie chez nous. Ça n’échappe à personne. C’est ce qui a conduit les militaires à intervenir en 2021. C’est ce qui a encouragé toutes les forces vives du pays à saluer et recevoir ce changement. Les guinéens pensaient que cette fois-ci, eux tous vont se retrouver pour parler des bases solides de la démocratie. Les premiers discours tenus ont rassuré plus d’un guinéen’’, a-t-il déploré.
Aussi, ce lieutenant de Sidya Touré exprime la désolation de son parti face à cette violation de la parole donnée du CNRD.
‘’Nous sommes surpris en tant qu’êtres humains, en tant que responsables, en tant qu’intellectuels, en tant qu’hommes qui réfléchissent. C’est une grande surprise que l’homme puisse changer sa propre décision, sa propre parole. C’est une surprise. C’est pitoyable. C’est très dommage. On parle politique, mais c’est vraiment dommage.
En Afrique ou dans les sociétés organisées, la parole est sacrée. Dans nos communautés chez les Malinkés, on dit souvent : « Nimbafôh kakè, nim’manaakè inakafôh » littéralement en français : « Ce que tu dis, il faut le faire et ce que tu ne peux pas faire, il ne faut pas le dire ».
Dans nos communautés, si tu dis une chose et que tu ne respectes pas, tu ne mérites plus la considération de ta société. C’est ce nous sommes en train de vivre. Chez nous, si on dit que quand un vieillard meurt, c’est une bibliothèque qui brûle, c’est parce que c’est l’oralité qui prédomine. Un vieux menteur n’est pas une bibliothèque, un vieux qui ne respecte ses paroles, n’est pas une bibliothèque’’, a flétri Abass Baba Fofana.
Mohamed FOFANA, pour Lerevelateur224.com.
