Depuis la semaine dernière, la commune urbaine de Boké est plongée dans une crise d’essence qui impacte négativement le mouvement des citoyens de cette ville minière. Entre le coût élevé du transport urbain et la corruption des gérants dans les stations-service qui servent le minimum, les usagers de la route traversent une période difficile en cette fin d’année. Ce lundi 30 décembre, notre correspondant régional a rencontré certains citoyens qui ont exprimé leurs cris de détresse.
Depuis quelques jours, un litre d’essence se négocie entre 20 à 30 mille dans la commune urbaine de Boké. Une situation qui impacte les usagers de la route, notamment les conducteurs de motos-taxis. Ousmane Camara, un motard rencontré, dénonce la corruption de certains gérants de stations-service pendant cette crise.
‘’Actuellement, seules deux stations sont en train de servir l’essence. Là-bas aussi, les gens font la queue. Bien-sûr le litre c’est à 12 mille, mais à Chaque 10 litres ou 20 litres, tu vas payer 5 mille ou 10 mille aux gérants de station. Le tronçon 400 bâtiments en ville qu’on payait à 5 mille, de nos jours, il vous faut débourser 7 mille ou 8 mille francs. C’est très compliqué pour les pauvres citoyens, mais nous aussi on n’a pas d’autres choix’’, a-t-il déploré.
Abdoulaye Sylla, un autre conducteur de mototaxi entre Boké et la Guinée-Bissau, dit être bloqué à cause de la crise.
‘’D’habitude, à chaque deux semaines, je pouvais faire deux voyages. Mais cette fois-ci, depuis le début de la crise, je n’ai pas pu faire même un seul voyage. D’ailleurs, je n’ai que deux litres dans le réservoir de ma moto’’, s’est-il lamenté.
Oumar Mané qui n’a qu’un demi-litre obtenu à travers une connaissance, invite l’Etat à voir comment résoudre cette crise.
‘’Nous on a appris que la crise a été provoquée par l’Etat pour diminuer les accidents de circulation pendant cette fête de fin d’année. Mais les pauvres citoyens souffrent énormément. L’Etat doit nous aider, nous souffrons énormément’’, lance cet autre citoyen.
Depuis Boké, Mamoudou DIALLO, pour Lerevelateur224.com.
