Au cours de cette sortie médiatique faite ce samedi 28 décembre 2024, le secrétaire fédéral de l’Union des forces démocratiques de Guinée à Mamou, Mamadou Madjou Diallo a dénoncé les arrestations qu’il qualifie d’arbitraires.
Cet homme politique dit à qui veut l’entendre, qu’il n’est pas surpris des agissements des autorités de la transition contre les leaders politiques.
‘’Aujourd’hui, tous ceux qui ont une voix discordantes, tous ceux qui ne chantent pas et qui ne dansent pas avec le CNRD, je pense que toutes ces personnes sont sous menaces. Moi, je ne suis pas étonné, je savais qu’il sera arrêté. Je dis bien, moi, je ne suis pas étonné, je savais que l’allure à laquelle allait le président du MoDeL, son combat, sa combativité, la façon dont il était en train de dénoncer les réalités actuelles, comme je l’avais dit au début du mois de décembre, qu’il était lui aussi sous menace, sous les rétroviseurs des autorités. Donc, conséquemment, ce n’est pas une surprise.
C’est extraordinaire, parce que Aliou Bah a attiré l’attention des chefs religieux de la façon dont les choses se passent dans ce pays. Si c’est cela qu’il assimile à l’offense au chef de l’État, je pense qu’on ne sait plus à quel saint se vouer. Par rapport aux accusations portées contre lui et les dispositions qui seraient en cours pour le traduire devant un juge, je ne dirais pas que je n’ai pas confiance en la justice Guinéenne, mais si c’est pour ces accusations qu’ils (autorités de la transition) citent, je pense que face à un juge sérieux, le dossier de Aliou Bah, comme tant d’autres dossiers ici dans ce pays, je pense que c’est un dossier si vide. Parce que ce qu’ils sont en train d’assimiler aujourd’hui à l’offense au chef de l’État, je pense que cela n’en est rien’’, a-t-il affirmé.
Au regard de ses multiples cas d’arrestation dont la plupart sont hors procédures judiciaires y compris la liste des kidnappings et emprisonnements qui s’allonge du jour au lendemain, Mamadou Madjou Diallo invite le CNRD à relâcher le patron du MoDeL.
‘’Nous nous pensons qu’il n’a rien fait qui porte atteinte à qui que ce soit. Et nous pensons qu’il doit être libéré pour qu’il vague librement à ses affaires. Il n’a dénoncé que ce qui ne va pas dans le pays, donc, par rapport à ça, même s’ils le jugent, ils trouveront qu’il est innocent, son dossier est vide. Il faudrait à un moment donné qu’on accepte la vérité quelle qu’elle soit. Ensuite, nous demandons aux autorités actuelles de revoir leur copie, la charte de la transition qu’eux-mêmes ont rédigé sans les partis politiques les plus sollicités sur l’échiquier politique’’, a-t-il invité.
Depuis Mamou, Ibrahima Molota SOUMAH, pour Lerevelateur224.com.
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