Lors d’une conférence de presse animée ce samedi 28 décembre 2024 par le Mouvement Démocratique Libéral (MoDeL), les membres du parti se sont mobilisés pour dénoncer la garde à vue de leur leader, Aliou Bah, arrêté le 25 décembre, alors qu’il se rendait en Sierra Leone.
Cette rencontre, qui a rassemblé responsables politiques et acteurs de la société civile, a été marquée par un vibrant plaidoyer d’Abdoul Sacko, figure importante des Forces Sociales de Guinée. Dans son intervention, il a exhorté les Guinéens à s’unir pour mettre fin à ce qu’il considère comme une atteinte grave aux libertés fondamentales.
‘’Aux Forces Sociales de Guinée, nous ne défendons pas les libertés en fonction du statut ou de l’appartenance politique de la victime. C’est pourquoi, je suis ici au siège d’un parti politique, pour défendre des valeurs universelles. Nous devons assumer notre responsabilité collective et travailler ensemble pour sensibiliser et informer le peuple sur la nécessité de respecter les libertés individuelles et collectives. Les Guinéens en ont besoin, et il est impératif de mettre fin à cette situation inacceptable’’, a-t-il déclaré avec conviction.
Abdoul Sacko a également évoqué son expérience personnelle, rappelant avoir lui-même été victime d’arrestation en 2023.
‘’Seul Aliou Bah peut décrire avec précision ce qu’il traverse actuellement. Mais, je connais cette réalité, je l’ai vécue. Nous ne méritons pas cette situation (…) Pour honorer notre devise nationale Travail-Justice-Solidarité. Nous devons accepter de changer les choses. La lutte pour les droits fondamentaux ne peut plus attendre’’, a-t-il affirmé.
Mohamed FOFANA, pour Lerevelateur224.com.
