Après trois ans de détention, l’ex-président de l’Assemblée nationale et son comptable sous le régime d’Alpha Condé ont été condamnés en début de semaine, par la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF), respectivement à 4 et 5 ans de prison ferme. Des condamnations pour enrichissement illicite et détournements de deniers publics, qui s’élevant à 15 milliards de francs guinéens.
Ce samedi 7 décembre 2024, en marge de son assemblée générale hebdomadaire, le RPG Arc-en-ciel a exprimé sa désolation face à cette décision de la CRIEF et a appelé ses militants à ne pas abandonner leurs camarades dans ces moments difficiles.
‘’Vous avez suivi la semaine passée le verdict rendu sur le détournement de 15 milliards à l’Assemblée nationale. Pour tous ceux qui ont suivi, nous espérions que la justice serait la boussole, c’est-à-dire, qu’elle serait impartiale. Pour nous, c’était une question de temps avant leur libération. Mais à notre fort étonnement, l’honorable Amadou Damaro a été condamné à 4 ans de prison et au paiement de 10 millions de francs guinéens. Et l’honorable Michel Kamano, qui est en traitement depuis longtemps en France et qui n’était pas visé au début, a été condamné à 5 ans de prison, au paiement de 4 milliards de francs guinéens et à la saisie de tous ses biens’’, déclare Marc Yombouno, ex-ministre du Commerce.
Poursuivant, ce cadre du bureau politique national du RPG Arc-en-ciel déplore la saisie de tous les biens de l’honorable Michel Kamano par la CRIEF.
‘’Il a une plantation à Kissidougou, une plantation de 40 hectares qu’il a, à Manbia dans Kindia, ainsi que des domaines à Mafringna et sa résidence de Dabompa. Pour ceux qui connaissent, on appelle là-bas Kamanoya, parce que ce sont les premiers qui ont habité là. Et je vous informe que ces biens-là, il les avait acquis alors que nous étions encore à l’école primaire, parce que c’était depuis les années 1978. Mais qu’est-ce que cela a à voir avec une enquête de 2021 ?’’, s’interroge Marc Yombouno.
Pour clore son intervention, il invite les militants à soutenir leurs camarades dans ces moments difficiles. ‘’Ils savent bien monter des coups, mais je crois que les avocats vont faire appel de cette décision. Quant à nous, en tant que camarades du parti, nous ne pouvons que prier pour eux’’, a-t-il conclu.
Gnama KABA, pour Lerevelateur224.com.
