Le lundi 25 Novembre dernier, les conducteurs de motos-taxis ont pris d’assaut le grand marché de N’Zérékoré, pour exprimer leur rare-le-bol. Cette manifestation faisait suite à la découverte du corps d’un motard, qui a été froidement égorgé dans la nuit du Dimanche 24 du même mois, par des individus inconnus, dans la commune urbaine.
Pour exprimer leur mécontentement, ces motards ont décidé d’interrompre tout transport, avant l’intervention des services de l’ordre. Interrogé par notre correspondant basé dans la préfecture, le président de la délégation spéciale de N’Zérékoré, a mentionné que les règlements de compte sont aussi à la base de ces crimes.
‘’Il est arrivé à un moment, on avait parlé de l’insécurité à N’Zérékoré. Nous-même, on a demandé à ce que les quartiers recrutent les jeunes volontaires dans les secteurs, pour qu’ils assurent la sécurité à travers les patrouilles nocturnes. Mais dès après l’annonce, les autorités préfectorales notamment le préfet, ont dit que si on prend les gens dans les quartiers pour faire ce travail, alors qu’ils n’ont pas de ténues et ils ne connaissent pas comment parler aux gens qu’ils vont arrêter dans la nuit, ils peuvent créer d’autres choses. On a donc dit de sursoir à ça. J’ai suspendu ça’’, a déclaré Fassou Goumou.
Néanmoins, la première autorité communale de N’Zérékoré soutient que ce sont des règlements de compte qui occasionnent dès fois ces genres de crimes.
‘’Mais on comprend que réellement, ce banditisme-là, moi, ce que je constate, c’est que quelque part ce sont des règlements de compte. Parce qu’on ne peut pas imaginer que quelqu’un ait sauvagement égorgé surtout un taxi-motard, après il laisse et la moto et sa victime et puis, il s’en va. Les genres de malfrats voulaient la moto ou bien c’est quoi ils cherchent ? Si un bandit a fini d’égorger quelqu’un, après il laisse la moto là-bas, il s’en va jusqu’à ce qu’on vienne retrouver le corps et sa moto, ce n’était pas parce quelqu’un le pourchassait. Ils ont fait ça à une distance où il n’y avait pas des gens. Si ce sont les vrais voleurs de motos, qu’ils réussissent, ils vont prendre la moto pour aller avec. C’est pourquoi je dis, il faut qu’on fasse des enquêtes pour savoir ce qui se passe.
Et les dispositions sont prises avec les autorités. Bien-sûr que les gens vont faire le rafle, mais aussi les quartiers seront impliqués dans cette lutte en mettant des dizaines de jeunes pour faire les patrouilles. Et on va leurs donner les conseils qu’il faut, afin de mener ces patrouilles’’, a-t-il expliqué, avant de compatir à la douleur de ces citoyens victimes d’attaques.
‘’Avant que je ne sois à la tête de cette commune, j’ai toujours œuvré pour la paix. Et je les ai toujours soutenus. Donc, ça veut dire que s’ils ont un problème aujourd’hui, c’est moi qui ai ce problème. Ce qui s’est passé la fois dernière, genre qu’ils étaient fâchés, ils ont fait une révolte, je crois que je les avais parlés et ils ont largement compris. Même les gens qui ont eu leurs engins mis aux arrêts, j’ai fait tout ce que je pouvais, pour que leurs motos soient libérées. Ce qui leur arrive souvent, nous, autorités à tous les niveaux, sommes toutes choquées. Mais les problèmes ne se règlent pas avec la violence. Et on prendra les dispositions pour ne pas que ça se répète tous les jours’’, a rassuré Fassou Goumou, président de la délégation spéciale de N’Zérékoré.
Depuis N’Zérékoré, JOB BEAVOGUI, pour Lervelateur224.com.
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