Après sa sortie où elle a sollicité un cadre de concertation nationale avec le CNRD pour rediscuter du contenu du chronogramme de la transition, l’union sacrée a de nouveau organisé une conférence de presse ce mardi 19 novembre à Conakry. Cette fois, elle annonce son engagement à accompagner le CNT dans le processus de Vulgarisation de l’avant-projet de la nouvelle constitution.
Évidemment, ces successions d’événements suscitent des interrogations sur la position de cette structure politique, sachant que certains partis politiques s’y sont retirés, pour disent ils, des raisons de violations des accords de départ.
A propos justement du soutien de l’Union sacrée à cette campagne de vulgarisation, Hamidou Barry, président du parti PCDIC et membre de cette coalition, s’assume.

‘’Si cela fait de nous des acteurs qui cherchent à se rapprocher du pouvoir, on assume. Mais à un moment donné, il va falloir qu’on accepte de construire et de se réunir autour des idéaux et des valeurs qui riment avec la paix. Parce qu’on ne peut rien construire dans la violence’’, argue-t-il.
Selon lui, depuis l’indépendance et le Koudèïsme de Lansana Conté, le pays stagne. ‘’Est-ce qu’il faut toujours attendre de l’aide de l’extérieur ou est-ce qu’il faut continuer à faire des propositions de l’intérieur ? Comme ça, si l’aide doit venir de l’extérieur, qu’elle nous trouve avec quelques choses de consistant pour que nous allions sur de nouvelles bases’’, estime-t-il.
De l’autre côté, puisqu’il s’agit de l’accompagnement de l’union sacrée dans la vulgarisation de l’avant-projet de la nouvelle constitution, nous avons demandé à la coordination sa lecture sur le fait que le CNT invite des élèves qui n’ont logiquement rien à avoir avec l’adoption d’une constitution pour assister à la campagne. Dr. Ibrahima Sory Diallo, président du parti ADC-BOC a d’abord mentionné que sa coordination n’est pas intéressée par cela.

‘’Quand il y a vulgarisation, c’est la mobilisation ou l’utilisation des sages, des femmes ou des jeunes, tous ceux qui doivent êtres témoins de la présentation de la constitution’’, soutient-il.
Ensuite, il rassure que ce ne sont que des détails. Mais que l’essentiel dit-il, ‘’est de savoir aujourd’hui, que le CNT soit écouté par tout le peuple de Guinée à l’intérieur ou pas, ils ont fait le travail. La présentation du travail ne peut pas être absorbée par tout le monde. C’est pourquoi, dans le temps, la loi fondamentale qu’on a connue au temps de Lansana Conté, a même été traduite en Langues locales, pour que le contenu soit accessible à tous les guinéens’’.
Selon Dr. Diallo, ‘’dire que le CNT regroupe des élèves du primaire, c’est du sabotage’’.
Mohamed FOFANA, pour Lerevelateur224.com.
