Les organisations de la société Civile, le conseil préfectoral des jeunes, le conseil communal des jeunes et les représentants des partis politiques ne sont pas restés en marge des activités des émissaires de la vulgarisation de l’avant-projet de la nouvelle constitution du CNT. Ils ont été rencontrés dans l’après-midi du mardi, à la maison des jeunes de Kindia, pour les expliquer les innovations se trouvant dans l’avant-projet de la nouvelle constitution, mais aussi recenser leurs préoccupations et suggestions pour les intégrer dans la future loi fondamentale.

Après plusieurs heures d’explication de l’avant-projet de la nouvelle constitution par les missionnaires du CNT, les préoccupations ont été soulevées par rapport à ces différentes innovations, notamment en ce qui concerne la candidature indépendante.
Selon Moussa Baillo Diallo, acteur de la société Civile, la candidature indépendante pour occuper le fauteuil de la présidence de la République est à revoir.

‘’En vérifiant toutes les constitutions du monde et toutes les élections qui se sont déroulées depuis les temps des dynasties ou des royaumes, parce que en ce temps, il y avait d’élection, c’était un problème de choix. Mais à partir du moment où les trois révolutions se sont succédées, il a été toujours démontré à travers toutes les constitutions, qu’aucune candidature indépendante ne doit être présentée aux peuples à travers le poste de président de la a République. Mais si c’est au niveau des communales, au niveau de l’assemblée nationale, au niveau des quartiers ou des secteurs, tout est permis. Pour ne pas que ça soit une première fois, parce que nous ne sommes pas instruits plus que l’humanité entière. L’humanité n’a jamais démontré par A plus B que pour être président, il faut être indépendant. Non, il faut que tu sois issu d’un parti politique. Évitons le culte de la personne ou bien introduire certaines choses parce qu’on a besoin que tel ou tel soit le président de la République, nous n’irons pas loin. Donc, dès que la candidature indépendante au poste de président de la République est acceptée, inutile d’aller aux élections, car ça n’a aucun sens’’, a-t-il déclaré.
Cette rencontre avec les acteurs socio-politiques et les conseils des jeunes s’est terminée sur une note de satisfaction pour le chef de mission, qui n’est autre que le président de la commission santé, éducation, affaires sociales et culturelles au CNT, tant sur la mobilisation mais aussi la qualité des questions et des échanges entre les parties prenantes.
A rappeler que les émissaires du CNT seront face aux hommes de médias ce mercredi 13 novembre 2024.
Depuis Kindia, Amara dji SYLLA, pour Lerevelateur224.com.
