En mission d’évaluation en Guinée pour les besoins électoraux depuis le 4 novembre dernier, des émissaires du secrétaire général des Nations Unies multiplient les rencontres avec les autorités de la transition. Après la Primature, ils sont reçus dans des départements ministériels, pour dit-on, évaluer les besoins du pays, dans le cadre de l’organisation très prochaine des élections.
C’est dans ce cadre que le Directeur politique du Bureau de l’ONU pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel a rencontré ce mercredi 6 novembre 2024, le ministre en charge de la Jeunesse. Moudjib Djinadou parle d’une décision souveraine de la Primature guinéenne, qui a souhaité selon lui, que le secrétaire général des Nations Unies déploie une mission d’évaluation en Guinée.
‘’C’est une décision souveraine de la Primature, du Gouvernement donc, qui a souhaité que le Secrétaire général des Nations-Unies déploie une mission d’évaluation. Puisque le Gouvernement de Guinée va s’acheminer à un moment où à un autre, à la fin de la transition, qui sera donc sanctionnée par une élection. Et donc, il nous a été recommandé de venir un peu en avance, discuter avec toutes les parties prenantes des éventuels facteurs et défis qui vont se poser dans le cadre de ce processus électoral à venir’’, a-t-il déclaré au sortir de son tête-à-tête avec le ministre Keamou Bogola Haba.
Cette initiative, qui répond à une demande du gouvernement guinéen, vise à analyser les conditions et le cadre juridique du processus électoral en cours en République de Guinée. L’objectif est de déterminer les capacités et les besoins des principaux acteurs impliqués dans ce processus crucial pour l’avenir politique du pays.
‘’De notre conversation avec M. le ministre de la Jeunesse et des Sports, il ressort que, il y a beaucoup d’initiatives en fait, s’il s’agit notamment de la jeunesse. Beaucoup d’initiatives sont en cours et déjà ces initiatives sont en cours de façon collégiale avec des agences des Nations Unies. Nous sommes déjà d’une certaine façon en phase. Et lorsque nous aurons une évaluation plus concrète à l’issue des deux semaines que l’équipe passera ici, des recommandations seront faites, pour qu’une autre mission vienne discuter de façon un peu plus détaillée des projets qui ont déjà commencé et qui vont être sans doute peaufiner pour la suite’’, a rassuré le diplomate onusien Moudjib Djinadou.
Les experts de l’ONU mèneront des rencontres avec divers responsables, dont des représentants gouvernementaux, des dirigeants d’institutions, des acteurs politiques, des membres de la société civile et des partenaires internationaux. A la fin de la mission, un rapport sera remis au Secrétaire général des Nations Unies et à la Coordinatrice des Nations Unies pour les questions électorales. Ce document inclura des recommandations sur un éventuel soutien de l’ONU au processus électoral, en précisant les formes d’assistance envisageables et les paramètres de leur mise en œuvre.
La mission quittera Conakry, la Capitale guinéenne, le 15 novembre 2024.
Madiou BAH.
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