Après le qualificatif “parti dans le sac”, une autre appellation est donnée à certaines formations politiques : “parti appendicite du pouvoir” par certains observateurs qui les voient comme étant des opportunistes.
En marge de la conférence de presse animée par l’union sacrée des forces vives de Guinée ce lundi, le président du parti PUDIC a pris la parole. Dans son allocution, Dr. Bangoura a d’abord rappelé ce qui s’est passé en Guinée en septembre 2009.
‘’Il y a un jugement qui vient de se passer en Guinée, c’est le jugement du 28 septembre 2009. Quand on juge un président de la République, tout le monde sait ce que c’est. Il faut retenir quelque chose. L’histoire ne doit pas être une suite des événements. Nous sommes tous des guinéens’’, dira-t-il.
Par ailleurs, il déclare que le rôle d’un parti politique, c’est de proposer des solutions quand il y a une crise dans le pays.
‘’Qu’on traite les politiciens de ceci ou de cela, le rôle des politiques, quand ça ne va pas dans le pays, c’est de prendre l’initiative dans le sens positif. Ce n’est pas parce qu’on critique un régime ou un gouvernement en place qu’on est opposé. Non, loin de là’’, a-t-il précisé.
Pour le leader du parti PUDIC, la Guinée est dans une situation où même le président actuel a du mal à diriger vu les circonstances.
‘’On crée un parti politique, c’est pour diriger. Mais quel est ce parti qui peut diriger aujourd’hui dans cette circonstance ? Même le général Doumbouya ne peut pas aller aux élections dans cette condition. Il faut qu’il se légitime. Il faut qu’on se dise la vérité en face. Et si rien n’est fait, la situation qui est là, nous allons tout droit vers une crise que nous avons vécu.
Nous ne pouvons pas continuer à faire la même chose et espérer un résultat différent. Ce qu’on a fait il y a quelques années, si on refait la même chose, on aura les mêmes résultats. Il faut que les gens s’attendent à cela’’, estime-t-il.
Quand au qualificatif selon lequel certains partis sont les appendicites du pouvoir, Dr. Bangoura réplique en disant ceci : ‘’Aucun parti n’est appendicite du pouvoir, nous jouons notre rôle. Il faut discuter les problèmes du pays. Quand il y a incendie, on appelle les sapeurs-pompiers ; donc, quand il y a politique, c’est les politiciens qui doivent parler de la politique’’.
Le président du parti PUDIC ne manque pas d’exprimer son inquiétude par rapport à la situation actuelle du pays.
‘’Nous sommes inquiets de ce qui se passe aujourd’hui dans ce pays. Nous avons des dénonciations où ça marché où ça n’a pas marché. Et pour que ça marche, il faut que tous les acteurs socio-politiques de ce pays se regroupent pour que nous discutons des problèmes de la Guinée. Peu importe la CEDEAO, nous, ce que nous voulons en tant politiques, c’est la paix dans notre pays’’, martèle-t-il, rappelant les divergences qui ont conduit aux massacres du septembre 2009.
‘’Personne ne voudrait revivre ce qui s’est passé. Aujourd’hui, certains sont jugés, mais tout le monde était coupable. On avait refusé de se parler, on ne pas continuer comme ça. Cette Guinée nous appartient tous. Ce qui s’est passé en 2009, nous l’avons vu’’, prévient-il. C’est pourquoi, il demande à ce que “les guinéens tirent de leçon du passé. Pour éviter ce qui s’est passé il y’a 10 ans’’.
Mohamed FOFANA, pour Lerevelateur224.com.
