Il n’est pas interdit de rouler pour quelqu’un ni d’avoir le souci de sa propre personne. Mais, en tout, il faut de la mesure et de l’élégance. Or, aujourd’hui, les propos qu’on entend transpirent la démagogie et ne constituent en rien des arguments pour convaincre et séduire.
Les attitudes qu’on observe, marquées par le zèle et le culte de la personnalité, d’autres, s’y étaient essayés, et remettent ça encore, quand les émules qu’ils ont pu faire en sont à leur coup d’essai. Ça finit toujours comme ça commence : dans l’insignifiance et la déchéance. Ceux qui se sont fait connaître dans les diatribes et le procès des autres, se font remarquer aujourd’hui comme vils courtisans et apôtres de l’autoritarisme. Autant profiter du moment, car il n’y a plus de demain avec le lourd passif déjà constitué et archivé.
Le retour parmi les autres, à la réalité et à la condition d’homme qui a tant pêché, sera le début d’une épreuve sans fin ni issue.
Il y en a pour qui on ne peut plus rien faire et d’autres ont mangé leur pain blanc, goulument.
« Ménager sa monture pour aller loin » , est une recommandation pertinente, rejetée par tous ceux, très nombreux, en Guinée, qui pensent qu’on vit mieux sans conscience ni précautions. Heureusement que l’heure des regrets et du châtiment les surprend, chaque fois, dans leurs illuusions, en leur rappellant à chacun une vérité oubliée dans l’insouciance de toutes les vanités : « Aucun crime ne reste impuni » . La justice viendra de Dieu ou sera rendue par les hommes.
D’ici là, vous pouvez continuer à courir, moquer les autres, blasphémer, en vous confondant à Dieu, en aspirant à l’immortalité !
L’édito.

