Alors que la controverse ne s’estompe pas, la secrétaire générale de l’organisation Internationale de la Francophonie a apporté des précisions sur les raisons de la réintégration de la Guinée au sein de l’OIF. Sur TV5 monde, Louise Mushikwabo a justifié cette décision par une nécessité de dialoguer avec les pays en transition.
En Guinée, la levée des sanctions contre le pays divise les acteurs sociopolitiques. D’un côté, il y a certains qui saluent une décision qui affiche la vivacité de la diplomatie guinéenne sur la scène internationale, de l’autre, on parle de violations des valeurs prônées par l’organisation. Cellou Dalein Diallo est allé jusqu’à rappeler sur TV5 monde, la déclaration de Bamako, qui engage les Etats membres de l’OIF à respecter un certain nombre de valeurs, comme la démocratie et des droits humains.
Face à cette décision controversée, Louise Mushikwabo, la Secrétaire Générale de l’OIF dit comprendre les polémiques qu’elle suscite, mais tente de se justifier à sa façon.
‘’La politique n’est pas une science exacte. C’est compliqué, mais ce qui est important pour moi, c’est de pouvoir avoir un dialogue, créer un climat de confiance qui nous permet d’échanger avec les pays. C’est ce que nous avons fait avec la Guinée par exemple qui était suspendue et qui vient de revenir dans la famille francophone.
Cette décision fait polémique et je le comprends, parce que nos États ont des engagements et ont souscrit à certains textes politiques, à certains protocoles, notamment sur la pratique démocratique, les droits et les libertés. Donc, ce n’est que normal’’, reconnaît la diplomatie rwandaise, qui se donne pour objectif, de ramener les autres États suspendus, (le Mali, le Niger et le Burkina Faso) au sein de la famille francophone d’ici le prochain sommet.
‘’Ce sont des pays qui ont connu de grandes difficultés. Je pense que ce n’est pas les analyses trop faciles qui va nous aider à les ramener. Je souhaiterais qu’au Cambodge en 2026, on soit avec tous nos États membres’’, a-t-elle espéré.
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