Le président du Conseil national de la transition continue de vanter le travail fait sur l’avant-projet de la nouvelle par son organe. Après France 24, Dr. Dansa Kourouma était chez nos confrères de RFI ce jeudi 19 septembre 2024.
En séjour en France, le président du CNT veut associer la diaspora guinéenne dans le débat sur l’avant-projet de nouvelle constitution. Dr. Dansa Kourouma en profite pour faire des interviews sur des plateaux TV. Après la publication de cet avant-projet de loi fondamentale, plusieurs guinéens se sont interrogés sur la non-reconduction de l’article 46 de la charte, stipulant qu’aucun membre du CNRD, du Gouvernement, du CNT et des organes de la transition ne devrait se présenter aux prochaines élections. Malgré les interprétations, Dansa Kourouma reste droit dans ses bottes.
‘’La charte de la transition était un acte transitoire. La Constitution est une loi suprême ou la loi fondamentale qui va régir la vie politique, sociale et économique de la Guinée dans 30 à 50 ans’’, a-t-il soutenu, précisant qu’aucune constitution n’a mentionné une catégorie de personnes qui ne peuvent faire acte de candidature à l’élection. ‘’C’est pourquoi, pour respecter le caractère général, le caractère impersonnel et intemporel de la constitution, nous n’avons pas voulu rentrer dans ces détails’’.
Mieux, Dansa Kourouma a aussi rappelé ‘’qu’Il ne revient pas à la constitution de régler les singularités politiques’’.
En Guinée, les acteurs politiques déplorent la non-reconduction des dispositions de la charte de la transition, interdisant aux autorités actuelles de candidater aux prochaines élections. A ce propos, le président du CNT soutient qu’il n’y a aucun lien entre cette omission et une éventuelle candidature du président de la transition.
‘’Il n’y a aucun lien entre ce point de vue de la classe politique et la Constitution elle-même. La constitution ne dispose pas de la période de transition. Elle dispose de la période d’après transition’’, tranche-t-il.
Mohamed FOFANA, pour Lerevelateur224.com.
