Le ministre de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat a effectué dans l’après-midi du vendredi 19 juillet 2024, une visite de terrain sur le site régional de l’artisanat. Situé dans le district de foulayah, sous-préfecture de Damakania, à 10 km du chef lieu de la vie de Kindia. Un site s’étendant sur une superficie de 20 hectares.


Les travaux de construction du site régional de l’artisanat qui ont démarré en 2018, peinent à être achevés. L’un des retards est dû à l’inaction de l’entreprise en charge d’exécution du contrat. Pour le ministre de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat, c’est une situation inexplicable alors que cette entreprise avait déjà bénéficié de 20% d’avance de démarrage.

‘’Nos artisans manquent d’infrastructures pour exposer leurs biens. Pour travailler, pour mettre en exergue tout le talent qu’ils ont. Face à ce constat, l’Etat guinéen a en entrepris la construction de plusieurs villages artisanaux dans les différents chefs-lieux de régions. A Kindia, c’est l’entreprise EGUIBAT qui a bénéficié le contrat de construction du village artisanal de la région. Ce contrat, l’entreprise l’a eu en 2018, ensuite, elle a bénéficié de 20% d’avance de démarrage. 5 mois plus tard, l’ACGP a dépêché une mission sur place, afin d’évaluer le niveau d’exécution des travaux, qui était en ce moment aux alentours de 7%. Donc, en deçà complètement du taux de la mise à disposition financière en hauteur de 20%, comme avance de démarrage qui était effectuée par l’État.
De 2018 jusqu’à nos jours, c’est-à-dire en 2024, les travaux réévalués par l’ACEGEP en 2024, montre un taux d’exécution situé aux alentours de 11%. Donc, toujours un taux d’exécution qui n’a pas atteint l’avance de démarrage de 20% qui a été donné à l’entreprise EGUIBAT. De nombreuses réunions ont été tenues entre l’ACGP maître d’ouvrage, le ministère de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat maître d’œuvre avec l’entreprise, afin de trouver les voies et moyens qui auraient pu donc permettre à l’entreprise de reprendre rapidement les travaux, afin que ce chantier puisse être achevé au bénéfice donc de nos artisans qui sont obligés d’exposer un peu partout. Rien n’y fait, vous-mêmes vous êtes sur le terrain, vous avez pu constater qui n’y a pas du tout d’affluence sur le chantier, les travaux ne sont pas à l’arrêt, les travaux sont à l’abandon, c’est un chantier cimetière’’, a déploré le ministre Moussa Moise Sylla.

Mieux, il dit avoir reçu des instructions fermes du chef de l’Etat, pour que tous les chantiers cimetières soient complètement réévalués et repris. Parce qu’il n’est pas normal à ses yeux, que ‘’des ressources publiques soient mises à la disposition d’une entreprise qui soumissionne, qui reçoit une avance de démarrage de 20% depuis 2018 et que cette entreprise soit incapable au moins d’atteindre le taux d’exécution physique sur le terrain à hauteur de ce qui lui était donné comme avance de démarrage. Et ce qui est grave avec cette entreprise EGUIBAT, ce qu’elle a sous-traité au-delà de ce que lui permet la réglementation de l’administration, elle a sous-traité entièrement l’ensemble du contrat à une autre entreprise qui n’a pas de contrat réel de base avec le ministère de la Culture du Tourisme et de l’Artisanat’’, a fait observer le chef du département en charge de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat.
Pour lui, face à cette situation, son département a pris ses responsabilités.
‘’Le ministère a en entrepris la démarche de résilier le contrat de base et de permettre à d’autres entreprises plus sérieuses d’agir sur ce terrain, afin que le chantier soit achevé. Nous n’allons pas que résilier le contrat, nous allons demander à l’entreprise qui a reçu des fonds publics, des ressources publiques de rendre à l’État ce qu’elle lui doit. Les poursuites vont être engagées dans ce sens et cette entreprise ne pourra plus soumissionner sur aucun marché du ministère de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat, c’est cela la règle.
Toutes les entreprises qui sont au niveau d’autres chantiers, au niveau des autres départements devront subir le même sort, si elles prennent les ressources publiques, elles les orientent ailleurs, elles abandonnent les travaux pour lesquels ces ressources leurs ont été remises, ces entreprises devraient être mises complètement à l’écart de la passation de les marchés publics. Nous avons pris toutes les mesures, ce chantier reprendra avec d’autres entreprises et l’entreprise qui a reçu les 20% du taux de démarrage sera contrainte de reverser dans les caisses de l’État ce qu’elle doit à l’État. Donc, il faudrait que cela soit su, nous ne pouvons pas continuer à regarder dans quel état ce chantier se trouve, c’est extrêmement révoltant de constater cela. C’est fini cette histoire, tous les chantiers qui sont dans le même état, vont subir le même sort’’, a averti Moussa Moïse Sylla.
A rappeler que le ministre a également effectué une visite sur le site de Kilissi.


Depuis Kindia, Amara dji SYLLA, pour Lerevelateur224.com.
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