Pendant que les Chefs d’Etat auto-proclamés de l’AES , miliciens anti-democratie, crient sur tous les toits vouloir et pouvoir rétablir la sécurité dans leurs espaces infestés de terroristes, chacun de leurs pays connaît une recrudescence d’attaques armées. Ironie du sort ! Ce matin , dans le cercle de Sandare sur le tronçon Kayes- Bamako, la poudre a parlé. Les FAMA ont essuyé un nouveau revers : des véhicules ont été détruits avec leurs occupants.
Plus tôt, ce 18 juillet 2024, au Niger, ce sont des éléments de la GNN, en partance pour le site aurifère de Kambou-Soukomey situé dans l’arrondissement de Mbanga, qui sont tombés dans une embuscade des groupes armés terroristes, dans la région de Tilaberi. Ils assuraient l’escorte d’un groupe chinois intéressé par l’or nigerien en visite de prospection sur le terrain.
Sur cinq véhicules du convoi sécuritaire, 3 sont portés disparus, 2 ont pu quitter les lieux.
Face à l’insécurité grandissante et à la multiplication des attaques terroristes, violentes et sanglantes, des chancelleries comme la Chine, trés présente dans le pays , ont donné des consignes de sécurité draconiennes à leurs citoyens. Les populations, autochtones, elles, ne comptent que sur les prières et la Providence pour échapper à la mort qui est à la porte de chacun.
En vérité, les Etats du Sahel, dirigés par des putschistes, orgueilleux et butés, n’existent plus que sur la carte, leurs populations sont toutes en sursis, confrontées à l’avancée terroriste, victimes de gouvernances chaotiques, loin du monde qui regarde ailleurs, dans la passivité générale, parce qu’on ne mesure pas encore l’étendue du drame à cause de la censure exercée sur les médias et de la politique d’autarcie pratiquée afin d’échapper au moindre contrôle et à toute vigilance.
Ce n’est pas une excuse pour autant et pour tous de fermer les yeux sur le mauvais traitement infligé à des citoyens d’un cartel d’Etats dirigés par des marginaux et parias, solidaires dans le mal, unis par la bêtise humaine.
Samir Moussa
