La réévaluation des partis politiques, annoncée par le ministère de l’administration du territoire et de la décentralisation, a débuté cette semaine. Dans la capitale, les acteurs socio-politiques ne rejettent pas l’idée. Sauf que, ce n’est pas une première, depuis l’avènement du CNRD au pouvoir.
Interrogé à cet effet sur ce sujet, le président de la commission communication de l’ANAD et conseiller chargé de communication de Cellou Dalein Diallo, s’interroge sur le but recherché dans cette affaire.
‘’Selon nos lois, les partis politiques et les organisations de la société relèvent du MATD. De ce point de vue, l’évaluation de ces entités fait partie des prérogatives du département. Ceci dit, depuis la prise du pouvoir par le CNRD, c’est le troisième exercice du genre. Ce qui nous amène à nous interroger sur les véritables motivations du département, d’autant plus que des activités importantes qui ont des impacts directs sur le retour à l’ordre constitutionnel restent reléguer au second plan par le département. La question du fichier électoral, le chronogramme précis des élections, les kits d’enrôlement, la mise en place d’un organe en charge de gérer le processus électoral etc’’, faut-il observer.
Mieux, ce proche de Cellou Dalein Diallo réitère l’engagement des acteurs politiques et sociaux à ne pas reconnaître la légitimité du CNRD dès le 31 décembre 2024.
‘’Une chose reste claire, pour les acteurs politiques et sociaux, la fin de la transition c’est au plus tard le 31 décembre 2024. Ce délai dépassé, le CNRD ne sera plus légitime pour conduire la suite de la transition et nous allons exiger la mise en place d’une transition civile avec pour seul agenda, le retour à l’ordre constitutionnel’’, a-t-il martelé.
Mohamed FOFANA, pour Lerevelateur224.com.
