Le secrétaire général par intérim du PDG-RDA a réagi ce jeudi 06 juin 2024, suite à l’annonce du ministère de l’administration du territoire et de la décentralisation, relative à l’évaluation des partis politiques en Guinée.
S’exprimant sur cette actualité chez nos confrères de Nostalgie Guinée dans l’émission ‘’Face à l’info’’, Oyé Béavogui s’interroge sur l’opportunité de cette évaluation.
‘’Nous nous interrogeons sur la pertinence et l’opportunité d’une telle initiative. Le mot évaluation d’ailleurs n’est pas le terme approprié, peut-être le contrôle, nous pouvons être d’accord, mais évaluation ? Evaluer par rapport à quoi? On n’est pas en classe pour nous donner un sujet où les partis doivent être évalués dessus. Aujourd’hui, c’est vrai que c’est le MATD qui régule la vie et le fonctionnement des partis politiques, mais ça ne peut que s’arrêter à ça. Pour nous, le mot évaluation n’est pas approprié. C’est pourquoi, nous nous posons beaucoup d’interrogations. Est-ce que c’est le début d’un acharnement contre les partis politiques, comme les autres transitions dans la sous-région ? Nous nous posons la question’’, a-t-il fait remarquer.
Et d’ajouter: ‘’Ce que nous pouvons dire, c’est qu’un premier exercice a déjà été fait dans ce sens là. Le premier exercice était venu sous le sceau contrôle et la régularité des partis politiques existants en Guinée. Tous les partis essentiellement se sont prêtés à cet exercice et le résultat vous avez vu, ceux qui étaient agréés et qui étaient non agréés. Depuis ça, nous n’avons pas eu aucune suite logique. En principe, la logique voudrait que ce deuxième contrôle en réalité s’applique aux partis qui n’étaient pas en règle, afin de les amener à régulariser leur situation. Mais aujourd’hui, s’ils nous parlent d’évaluer en pompe comme ça, je pense qu’eux-mêmes, ils peuvent créer des problèmes là où il n’y a pas. Sinon, on se demande à quoi vaut cet exercice ou qu’est-ce qu’ils attendent de cet exercice ? A moins qu’ils veulent chercher des poux sur un crâne rasé, pour essayer de contraindre certains partis au silence ou à les fermer carrément. À mon avis, c’est le seul mobile qui peut être derrière ça. À part ça, il n’y a aucune raison, aucune pertinence, aucune opportunité à procéder à un tel contrôle’’, a-t-il fulminé.
CAMARA Mamadouba, pour Lerevelateur224.com.
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