L’ex-président de la délégation spéciale de Kindia et membre du bureau politique national de l’UFDG, Abdoulaye Bah s’est exprimé ce lundi 3 juin 2024, sur la détérioration de la liberté d’expression sous l’ère CNRD, avec à la clé, le retrait des agréments de plusieurs médias.
Pour Abdoulaye Bah, les autorités de la transition ne peuvent pas empêcher les guinéens de donner leurs avis sur la vie de la nation.
‘’Ce qui se passe en Guinée aujourd’hui est extrêmement grave. Les citoyens guinéens comme tous les citoyens du monde entier, ont le devoir de s’exprimer sur la vie de leur nation. Ça, c’est un devoir. Pour moi, croyant que je suis, dans mon livre saint, Dieu recommande à son fidèle musulman de s’engager pour la vie de la nation à travers d’abord la parole, le verbe. C’est une obligation spirituelle, une obligation religieuse pour un fidèle de se préoccuper des problèmes nationaux de son pays. Donc, on doit parler, on doit s’exprimer, on doit donner notre opinion, on doit donner notre avis en tant citoyen malien, français, américain, guinéen, sur les questions de la nation. Ça, c’est une obligation qui relève de notre religion’’, a-t-il fait remarquer.
Et de poursuivre: ‘’Et le droit fait par les humains, là-dans, on est citoyen, c’est également une des obligations qui nous incombe. Nous devons nous préoccuper sur la marche de la nation. Nous devons apprécier ce qui est appréciable et nous devons analyser, décortiquer et critiquer ce qui n’est pas bon pour la nation. Puisque la nation avant tout est un bien commun. Vouloir couper la langue aux guinéens, pour qu’ils ne remplissent pas leur obligation juridique de s’exprimer sur les questions d’intérêt national, c’est vraiment une erreur monumentale. Parce qu’on ne peut pas tuer le verbe, on ne peut jamais empêcher les hommes de parler. Donc, c’est de la peine perdue. La révolution guinéenne pendant 26 ans avec la seule RTG et le seul journal Horoya avait empêché les guinéens de parler, mais la révolution est partie, elle a laissé les guinéens aujourd’hui comme ils sont. Donc, s’en prendre à la liberté d’expression, au devoir d’information, au devoir de communication, qui est prévu par la constitution guinéenne, qui est prévu par les dispositions internationales, est une mauvaise idée. La Guinée n’est pas un pays à part entière, ce que le CNRD a fait, ne donne pas une bonne image de notre pays’’, a-t-il martelé chez nos confrères de Nostalgie Guinée dans l’émission Africa 2015.
CAMARA Mamadouba, pour Lerevelateur224.com.
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