Les acteurs sociopolitiques du pays, réunis au sein d’une coalition appelée Union sacrée, ont tenu une réunion en début de semaine chez Elhadj Mamadou Sylla, président de l’UDG, dans la commune de Dixinn.
Une réunion au cours de laquelle, l’ancien député et président du parti des Forces Intègres pour la démocratie et la liberté (FIDEL) a aussitôt quitté la salle après s’être rendu compte, dit-il, que la ligne directrice sous le front de lutte, définie par l’Union sacrée, ne correspond pas à ce qu’il espérait comme méthode de travail dans l’optique d’obtenir une transition apaisée.
Selon lui, ils ont mis en place le collectif républicain pour le retour à l’ordre constitutionnel, qui a pour stratégie, d’adresser des communications, des mémorandums aux institutions nationales et internationales, en leur demandant d’user de leur influence, auprès des autorités de la transition, pour l’organisation de toutes les élections nationales cette année 2024.
‘’Donc, c’est une stratégie diplomatique que nous voulons observer, ce que nous voulons pratiquer juste pour les mener à organiser des élections. Par contre, l’Union sacrée a pour objectif, ils ont clairement dit lors de leur première communication, qu’ils s’organisent non seulement pour organiser des manifestations en vue de chasser le CNRD du pouvoir et mettre un gouvernement civil en place’’, a-t-il déclaré.
Pour lui, cette démarche que compte suivre cette coalition pour le retour à l’ordre constitutionnel en Guinée, ne se fera pas sans bain de sang. ‘’J’imagine que cela ne se fera pas sans bain de sang. Je ne voudrais pas que mon nom, celui de notre parti ou de notre coalition, soit associé à un autre 28 septembre. D’où la nécessité de s’éloigner de toute démarche allant dans le sens d’organiser des manifestations et toutes les violences que cela peut impliquer. C’est pourquoi, nous avons pris nos distances, nous ne voulons pas que notre nom soit associé à une catastrophe, à une déchéance que nous avons tous dénoncé, déploré et que nous sommes en train de subir suite au massacre du 28 septembre 2009. C’est la raison principale de notre démission ou de notre retrait de cette rencontre’’, a-t-il martelé.
Gnama KABA, pour Lerevelateur224.com.
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