Après la manifestation qui a engendré plusieurs blessés et deux cas de morts, ainsi que des dégâts matériels importants le mardi dernier, ayant conduit à l’arrestation de plus de 40 personnes, la justice accélère les choses.
Le procureur de la République près le tribunal de première instance de Kindia vient d’annoncer que l’identification des auteurs débutera le jeudi 21 mars 2024 pour situer ceux qui sont coupables ou pas.
‘’Le jeudi prochain, on doit commencer à évoquer, parce qu’ils sont nombreux; c’est une quarantaine maintenant, ne serait-ce qu’identifier ces gens le jeudi, après le jugement civil, on va commencer à faire ça et on enchaîne lundi, mardi la suite des débats au fond. Donc, nous, nous projetons que le jeudi, nous allons appeler ces gens à la barre. Il y a beaucoup de versions.
Pour le moment, on n’a pas décanté la situation, c’est ça la vérité. Tout ceux qui ont été pris, ont été retenus. Donc, pour ne pas trop garder longtemps ceux qui ne doivent pas être gardés, c’est pourquoi, on a envisagé vraiment de commencer. Et à l’audience, chacun aura le temps suffisant de s’expliquer et il va répondre à plusieurs questions et même s’il faut, la police, la gendarmerie qui ont arrêté des gens, peuvent venir nous dire les circonstances dans lesquelles Paul ou Pierre avait été arrêté, pour qu’aucun innocent ne soit condamné.
Les infractions, c’est d’abord, participation à un attroupement délictueux, coups et blessures volontaires, destructions de biens publics et privés. Il y a sept (7) catégories de personnes qui sont au nombre de quarante comme ça qui seront jugées le jeudi. Et il y a ceux qui sont avec le juge d’instruction d’abord. Donc, leur jugement ce n’est pas maintenant, ils sont au nombre de neuf (9)’’, a déclaré Damou Camara.
Sur la question concernant le paiement du 2 000 000 GNF pour libérer un détenu, le procureur de la république précise. ‘’Il y a des informations qui circulent en ville, que le procureur aurait demandé que chaque personne arrêtée paie 2 000 000 GNF, pour recouvrer sa liberté. Mais, je me suis dis qu’il se trompe, car moi je n’ai jamais demandé, personne n’a échangé avec moi par rapport à ça et que les femmes s’apprêtaient à manifester, parce qu’ils ne sont pas libérés, et ce n’est pas à cause de l’argent qu’ils sont là. Ils seront libérés quand le moment arrivera et ils seront détenus tant que c’est nécessaire qu’on les détienne, ils seront détenus, ça c’est clair’’, a-t-il précisé.
Depuis Kindia, Amara dji SYLLA, pour Lerevelateur224.com.
