Le Président déchu n’aura pas besoin de se retourner dans sa tombe car Dieu merci , de son vivant, sous ses yeux, se déroule un spectacle qu’il était loin d’imaginer dans le confort du pouvoir et le faste des beaux jours. Hier, proches de lui et dévoués à sa cause, beaucoup de ses ouailles ont déménagé armes et bagages chez ses tombeurs.
Ceux-ci, comme lui, auparavant, ne flairent pas le piège de la duplicité et les mirages de la flagornerie. Le discernement, c’est pour les autres que l’on préfère croire sont seuls destinés aux malheurs et aux trahisons.
Le Professeur Alpha Condé qui doit s’etrangler dans son exil de subir des affronts et des défections, s’il peut distinguer maintenant ses vrais amis de ses faux soutiens aura beaucoup gagné dans sa nouvelle traversée du désert.
Les échos qui parviennent de la lointaine Turquie où il fourbit ses armes pour tenter de prendre sa revanche en font douter. Les murs ont des oreilles. Fâcher les amis, se détourner des alliés et partenaires, succomber aux charmes des courtisans et marchands d’illusions n’est pas une stratégie payante ni une option rentable.
L’ennemi n’est jamais celui qu’on croit et voit. Il faut toujours attendre de savoir avant de se prononcer au risque de se dédire et de perdre l’estime des autres.
Le temps rendra justice à chacun.
A bon entendeur salut !
Marouane, éditorialiste.
