Pour attirer l’attention de l’opinion nationale et internationales sur les violences d’Etat commis depuis le premier régime en Guinée, l’Association des Victimes du Camp Boiro (AVCB) et le Consortium des associations des Jeunes pour la Défense des Victimes en Guinée (COJEDEV-Guinée), ont conjointement animé une conférence de presse ce mercredi 13 mars 2024, à la maison commune des journalistes. Une conférence de presse avec pour thème : « Présentation d’un magazine sur les violences politiques en Guinée ».
Après la diffusion des témoignages d’une quinzaine de victimes des régimes qui se sont succédés de Sékou Touré à Alpha Condé, quelques victimes sur place ont exprimé leurs sentiments sur le fait que leurs parents soient exécutés sans être jugés. Ramatoulaye Djantaran Diallo soutient que leurs parents ont été des innocents exécutés. Par conséquent, elle exige une réhabilitation juridique qui atteste que c’était des innocents.
‘’On ne peut pas bâtir une nation sur du mensonge. Moi, je dis depuis 1958, la Guinée a été bâtie et est toujours bâtie sur du mensonge, on refuse la vérité. Les faux complots ont été organisés par un Monsieur, qui est Sékou Touré, le premier président de la Guinée qui nous a donné selon l’histoire, l’indépendance. Malheureusement, ce qui s’est passé après, était vraiment pire ; donc, il faut obligatoirement qu’on affronte ce passé douloureux, pour qu’en fin, qu’on sache ce qui s’est réellement passé. Nous, nous considérons que nos parents étaient innocents dans la mesure où, il n’y pas eu de procès équitable, ils n’ont pas eu droit à une défense et comme ils ont été assassinés sans aucune forme de jugement, nous recommandons qu’ils soient réhabilités juridiquement et j’insiste là-dessus, ils sont traités de comploteurs jusqu’à l’heur où je vous parle. Nous exigeons un papier disant que c’était faux, qu’ils étaient innocents, ensuite, on parlera de réconciliation nationale’’, a-t-elle exigé.
Mohamed FOFANA, pour Lerevelateur224.com.
