A l’image des dix dernières années, l’éducation guinéenne a encore connu des perturbations courant la session scolaire 2023-2024. Après la pause observée pendant le moment de l’explosion du dépôt central des hydrocarbures à Kaloum, survenu en décembre dernier, c’est-à-dire, seulement deux mois après l’ouverture des classes, la grève générale et illimitée déclenchée par le mouvement syndical guinéen a aussi paralysé les études dans les concessions scolaires sur toute l’étendue du territoire national.
Ces perturbations ralentissent considérablement l’évolution des programmes dans les classes. Le directeur communal de l’éducation de Matam, croit qu’il est toujours possible de se rattraper et d’être à jour par rapport aux programmes. Selon Ibrahima 2 Barry, en rajoutant 2heures de cours supplémentaires et grignotant dans les petits congés, cela pourrait permettre aux enseignants d’être à niveau.
‘’Pédagogiquement, ce que nous pouvons faire, c’est de calculer le nombre de jours perdus, par rapport au pourcentage qu’on a dans la progression annuelle du programme et voir quelles sont les heures qu’on peut occuper pour rattraper les cours.
Quand vous prenez par exemple le primaire, dans le programme habituel, c’est 5 jours de cours par semaine. Mais pour rattraper les cours, on peut rajouter le sixième pour que les heures perdues soient rattrapées. On peut grignoter au niveau des petits congés pour nous permettre de rattraper les cours perdus. Les cours s’arrêtent dans beaucoup d’écoles pratiquement à 14h. On peut voir aussi à partir de 14h, est-ce qu’on peut ajouter 2h de cours avec une petite récréation pour les enfants. Cela pourrait nous aider à rattraper les jours perdus’’, a recommandé le Directeur communal de l’éducation de Matam.
A rappeler que nous sommes à trois mois de la fin de l’année scolaire, donc des examens nationaux.
Mohamed Fofana, pour Lerevelateur224.com.
