Alors que l’on s’y attendait le moins, le général Mamadi Doumbouya, président de la transition a dissous lundi 19 février, le gouvernement dirigé par Bernard Goumou. Plus de 48 après, la décision du chef de la junte au pouvoir continue d’alimenter le débat politique.
Au lendemain de cette décision, Souleymane Souza Konaté, Président de la commission Communication de l’ANAD et conseiller Chargé de Communication de Cellou Dalein Diallo, soutient que cette la démarche n’est qu’une diversion à l’égard du peuple.
‘’Pour nous à l’UFDG et à l’ANAD, nous avons fait le choix d’ignorer le décret de dissolution du gouvernement Goumou. Pour nous, c’est une diversion, pour masquer l’échec de la gouvernance chaotique du CNRD qui s’explique aujourd’hui par la cherté de vie, par le faible pouvoir d’achat, par le chômage galopant, par le désespoir qui s’installe dans notre pays. Et cela s’édifie par le fait que depuis 2ans, nous sommes devenus le principal pays pourvoyeur de migrants clandestins en Occident devant les pays en guerre. il y a 29 000 jeunes qui sont sortis du par voie illégale à la recherche du bonheur. Et cela est regrettable’’, s’est-il offusqué.
De même, cet acteur politique rappelle que la transition n’a pour objectif que d’organiser des élections, avant d’exiger le respect de la charte de la transition et le chronogramme de 24 mois conclu avec la CEDEAO.
‘’Nous l’avons dit, nous ne cesserons jamais de le répéter. Une transition, n’a que deux objectifs principalement. Premièrement, comment gérer les affaires courantes, deuxièmement, c’est d’organisation des élections inclusives et transparentes pour permettre aux guinéens de choisir librement les hommes ou les femmes capables de diriger les destinées de ce pays. Ce qui reste claire, c’est qu’à l’ANAD et à l’UFDG, nous continuons à exiger le respect de la charte de la transition, du chronogramme de 24 mois obtenu de commun accord avec la CEDEAO, l’établissement d’un fichier électoral fiable et l’organisation d’une élection libre, inclusive et transparente par un organe consensuel, chargé de gérer le processus électoral’’, a déclaré M. Konaté.
En attendant, les secrétaires généraux et Directeur de cabinet, sont chargés d’assurer les affaires courantes des différents départements, jusqu’à la mise en place d’un nouveau Gouvernement.
Mohamed FOFANA, pour Lerevelateur224.com.
