L’application des injections du ministre d’Etat en charge de la justice et des droits de l’homme contre les maires se poursuit dans la plupart des tribunaux du pays. C’est le cas à Kindia, où le procureur de la République près le tribunal de première instance a engagé des poursuites judiciaires contre les 11 maires des communes urbaines et rurales.
Selon le procureur Damou Camara, les enquêtes ont commencé au niveau de la gendarmerie et de la police depuis le 13 février. Déjà, assure-t-il, certains maires ont commencé à être entendus.
‘’Depuis le 12 février, le ministre de la justice avait donné des instructions aux parquets généraux auprès des cours d’appel de Conakry et de Kankan, de poursuivre les maires des communes urbaines et rurales de toute la Guinée, pour des faits présumés de détournement de deniers publics, enrichissement illégal et corruption. Et à partir de ces instructions, nous, on a pris aussi des actes de poursuites, qui sont adressés à la police et à la gendarmerie. Actuellement, les enquêtes ont commencé à Kindia, depuis le 13 février. Les maires ont commencé à être entendus notamment celui de commune urbaine, celui de la commune Rurale de Kolentin et tant d’autres ont déjà reçu les premières invitations. Ils ont passé les premiers interrogatoires la semaine dernière et ça continue, parce que c’est autour de la gestion de la chose publique. Ce lundi même, le receveur de la commune urbaine doit passer à la brigade de recherche (BR) pour être entendu.
C’est un travail qui est technique et stratégique, car, ce n’est pas le même jour qu’on va faire appel à tout le monde et les tâches sont réparties entre la police et la gendarmerie. A Kindia, il y a au total 11 communes, c’est-à-dire, 10 communes rurales et la commune urbaine.
La BR et la compagnie de la gendarmerie régionale vont enquêter sur 5 communes et 6 communes vont passer par le commissariat central et la sûreté’’, a déclaré le procureur Damou Camara.
Avant d’ajouter ceci : ‘’Nous, nous sommes des poursuivants, si les charges sont retenues ou des soupçons sont retenus contre eux à l’enquête, il va de soi que nous, nous allons les présenter à un juge et à l’issue du procès, certainement, vous serez présents. Ce sont les débats qui vont orienter les décisions à venir’’.
Poursuivant, il invite les citoyens d’éviter les spéculations, car ce n’est pas un règlement de compte qui est engagé contre les maires.
‘’C’est d’éviter les spéculations et ce n’est pas un règlement de compte. Mais l’administration, la population a droit à un regard sur la gestion financière de tout un chacun, surtout des fonds qui sont alloués par l’État ou par des institutions. Quand ces fonds ne sont pas orientés à une destination prévue, il va de soi qu’il y a détournement. Donc, c’est ce qu’on cherche à vérifier, ce n’est pas déjà des coupables de facto, mais quand on trouve qu’une gestion est saine, je crois qu’il y a pas de problème. Mais quand nous trouvons que des montants alloués pour la construction d’écoles, d’hôpitaux ou même des routes ont été déviés pour être empochés, c’est ce qui n’ira pas; c’est ce qu’on va sanctionner’’, a-t-il juré.
Depuis Kindia, Amara dji SYLLA, pour Lerevelateur224.com.
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